‹ La lutte électorale en 1863Chapitre 59 sur 91 · AUTRE AVIS · texte numérisé non relu

AUTRE AVIS

Messieurs,

Sans vouloir ni prétendre exercer sur vous aucune pression, je vous prierai néanmoins de songer un })eu aux intérêts de notre commune, et de sonder votre jugement et votre bon sens dans réiection qui va avoir lieu prochainement ; c'est assez dire aux personnes d'un esprit réfléchi. Ils sauront, je n'en doute pas, comprendre leur intérêt en s'associant au vœu de l'administration

Tout à vous,

Le maire de Souy, Brault.

Nous, soussignés, électeurs de la commune d'Oberentzen, canton d'Ensisheim, attestons, fBV le présent, que le 31 mai, à huit heures du matin, il a été publié ce qui suit, par Tapparileur de la commune :

Qu'on ne devait voter pour aucun autre que pour

M. Gros de Wesseriiog, attendu que la commune ayant besoin d^argent pour Ja construction d'une ëcole de sœurs, on n'obtiendrait pas l'appui du gouvernement en agissant différemment, et que c'était mensonge de dire que M.Tachard de Morschwiller est un agriculteur.

(Suivent les signatures.)

Oberenlzen, le 11 juin 1863.

Le maire de la commune d^Oberentzen fait savoir à ses concitoyens qu'il est à désirer que M. Gros soit élu comme député, parce que personne ne peut faire autant pour la commune que M. A. Gros, qui seul est proposé par le gouvernement. Si le gouvernement est appelé à venir en aide à la commune, pour la nouvelle maison d'école, il faut que la commune prouve par cette élection qu'elle est digne de l'assistance du gouvernement.

L'adversaire de M. Gros a été autrefois avocat, et n'est point agriculteur, comme il Tannonce.

Certifié véritable la présente publication, qui a été lue par l'appariteur, d'après les ordres de M. le maire.

L'adjoint, signé : Ernst.

Vercbl. — (( Le gouvernement, par l'enlremise de « M. Litour du Moulin et de M. le sous-préfet de € Baumo, vient d'accorder iOO fr» aux indigents, âe la:

f «•iilmwM. Le nam etpèn que, par feoomieiMâiice, f les indigents voteront pour M. Latour du Moulin.

c Le maire de Vercel^

a Signé : Clsrc. »

(Et plus Imis le cachet de la mairie.)

Dans la commune de Biagnac^ canton de Tou« louse, le maire a fait afficher un placard ainsi conçu : a Sur la reconunandation de H. le comte de Cam* paigop, maire de Toulouse et candidat du Gouvernement, M. le préfet a alloué à la commune de Blagnac une sonune de 800 fr. pour la réparation de la me Blanpbe. »

€ Yi4mk$ pour Jf . de Campaigno f

a Le maire^ « Rocoixi. M

MAIRIE DE YALBONNAIS.

(CHKF-LISU DK CANTON.)

Avis, — Le maire de la commune de Yalbonnais aux électeurs de la commune.

Permettei-moi^ messieurs, de vous engager à vous rendre exactement au scrutin dimanche et lundi prochains, et de voter pour M. Royer, candidat di^ GoQTcraeipeniî votre pays, plus que toute iiutre com-^

niaiie, a besoin do concours du gouvernement^ et il ne nous fera pan défaut^ soyez-en sûrs ; car déjà un premier secours de 5,000 francs Tient de nous être accordé par Son Excellence M. le ministre de Tlnstruction publique et des Cultes pour notre église de Valbonnais; un deuxième secours nous arrivera sous peu de temps. Ce ne sera pas là le dernier de nos besoins ; des secours seront successivement demandés pour Téglise des En* gelas et pour des maisons d'école. Prouvons-lui donc, par nos votes unanimes, que nous sommes reconnais-* sants^ ^t que nous levons confiance dans l'avenir.

Valbonnais, le 35 mai 4863.

Le Maiie^

A. DUSSERT.

Les soussignés, conseillers municipaux de la commune de Solliès-Pont, certifient que le 2i mai dernier, le sieur Blase, adjoint au maire, les convoqua chez leur collègue Gardy, et que là, après s'être donné coiiim# envoyé spécialement à cet effet par le maire, il leur a déclaré que s'ils ne votaient pas pour le eau* didat dtt Gouvernement, le quartier Notre-Dame n'aurait pas le pavage auauel il a droit, et qui a été décide en vertu d'une délibération du conseil municipal.

A Solliès-Pont, le iO juin. »

Signé :

(Le» quatre conseillers nommés par le quartier.)

fN. 49.

A Chargey-lès-PorU

Le proclamateur a annoncé au son du tambour que si l'on votait bien^on réduirait les prestations de 3 jours à 2 jours; mais que si on votait mai^ on ferait les trois jours.

Déclaration des sieurs Benchet François^ jeune.

Contes^ jeune.

Passavant) le 5 août 1863.

Monsieur le comte de Mérode,

Ayant eu Toccasion de m'entretenir avec mon €ol« lègue, M. Faivre^ notaire à Huanne-Montmartin, c'est à lui que je dois l'honneur de vous écrire en ce moment.

Monsieur le comte, lors des élections des 31 mai et 1*' juin 4863, M. André, chef de bureau à la préfecture de Besançon, s'est transporté à Passavant, porteur d'une dépêche télégraphique, accordant aux habitants de Besançon remise de la moitié des prestations qu'ils étaient tenus de fuire sur la route de Beau ne à Morteau.

Cette dépêciie télégraphique ne portait l'empreinte que d'un seul sceau, celui de la mairie de Passavant.

J'ai tout lieu de croire^ Monsieur le comte, que cette dépêche télégraphique, affichée à une colonne du porche de IVglise de Passavant, à la sortie de la

messe, au momcot précis de l'ouverture du scnitiiii n'a été qu'une manœuvre électorale.

Pbllithr.

-Extrait (Tune lettre de M. Damoite.

Monsieur le Comte^

M. Pelletier, qui vous a écrit concernant le fait de la commune de Passavant, relativement à la remise des prestations en nature, est notaire dans la commune même de Passavant, et comme vous pouvez le penser, il sait parfaitement ce qui s'est passé à cet égard. Quand à moi, je puis vous assurer que le fait est vrai, je crois vous en avoir déjà entretenu; je l'ai entendu raconter par plus de vingt habitants de cette commune.

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