V. Damottc
Bauines«1es-Dames^ le 42 octobre 4863.
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N.151 (bis).
Extrait d'une lettre de M. Lévy-Vernier à M. le comte de Mérode.
M (Hisieur le eemit.
Je tiens de M. Nevey^ maire de Sancey-le-Grand, les renseigoements que vous me demandez sur la création du bureau de poste de Sancey.
Depuis plusieurs années, comme vous le saves, 11. Niîvty faisait des démarches actives pour arriver aa résiUtiit que votre candidature lui a si faciiement fait obtenir.
L^année dernière, lars d'un voyage à Paris et d'une visite faite à M.Tourangin^ sénateur^ ce personnage lia avfiit fait espérer un prochain succès p<mr ses démar* çhes en metûot en avant les rapports d*amitié de soa fils^ receveur général, avec le directeur général dee postes.
Comme le maire de Sancey ne voyait rien venir, il prit le parti de rappeler à M. Tourangin les promesses du sénateur. Le sénaletti fit ahirs une démarehe près du directeur général, qui répondit, que pour cette année il n'y avait rien à attendre pour Sancey.
Ceci se passait au mois d'avril de cette année.
Votre candidature fut annoncée et aussitôt, c'est-àdire le 10 mai dimanche^ M. Nevey écrivit à M. Latour- Dumoulin que s'il n^obtenait pas le bureau de poste demandé, lui, maire de Sancey- le-Grand, ne répondait pas de Jui faire avoir un seul suffrage dans tout le vallon deSancey, et h jeudi 14 ma» arrivait une réponse de M. Latour-Dumoulin, annonçant le bureau de poste à Pierre-Fontaine. L'artiste vétérinaire Bailland, que je
tdttt anit prélent^ à Sancet, a 4t< (l^ffii) de lél fonctions de eommii^-greflier ie la justice de pait e^la pour avoir soutenu votre candidature et atiaoncë cpié le vent venait de Maiché.
Votre très-hunable et trèi-ôbéisaaiit sêrtiten^,
/ Ëug. VBRifiaa.
Je souMigné, Baitfol Piêrr«> eà\iiuimt, fHmifcf conseiller nnuniciiMil de Faumelti afftraM 1^ Miti ti apièa*
Dans 1c courant de mai, une convocation directe de M. le préfet me fut adressée pour me Mkdre à la maison d'école de Fournels^ à une réunion qu'H défait présider. Je ne me souvienB plus à quelle date elle etil lieu.
Là se trouvaient^ lorsque j^y arrivai^ M« le bréftf> H. le sous-préfet^ M. le sénateur Barfoti ei M. ie« seph Barrot) son fils, qu'on nous dit être le eaildidat du Gouvernement pour les élections procbainés* Comme assistants étaient réunis le oensdil municipal de Fournels^ tous les maires du canteii| à TeseeptioM de eelili de Fournels^ malade; ^uelmee adiointSt quelques membres du conseil municipal d'Alkatet<«te'' Comptai^ une grande partie des inetiUiteurt du canton^ si ce n'est tous.
M* le préfet prenant la parole nous dit ;
a Messieurs,
c Je viens ici YOns'présenter le candidat déligMé à Vos e suffrages parte gouvernement^ M. Joseph ftMrrol< la a dois, au surplus, tous prémunir contre les démara ches que fait M. de Chambrun pour obtenir de a nouveau votre mandat. M. de Chambrun n'a rien « obtenu, rien pu obtenir du gouvernement, dont il a
« perdu la confiance qu'il ne mérite pas. S'il était a renommé, rien ne lui serait accordé^ je vous le « déclare. La Lozère n'aurait aucune fiart aux libé- € ralités du gouTernement, aux distributions de fonds a dont il dispose pour secours de toute nature. Si a TOUS éprouviez des pertes de bestiaux^ si la grêle «endommageait vos récoltes, vous ne pourriez plus a prétendre à aucune indemnité. Le département de la « Lozère^ en un mot, le département de la Lozère et a ses habitants seraient délaissés, abandonnes, et le « gouvernement cesserait de se préoccuper de vos < Besoins si vous nommiez le candidat qu'il repousse, o
Enfin, pendant une heure durant, M. le préfet a parlé contre M. de Chambrun, qu'il a mis aussi has que possible.
Puis, s'adressant aux instituteurs, M. le préfet leur dit : c Et vous, messieurs les instituteurs, votre devoir « en ce moment est de seconder Tadministration de € tous vos efforts^ de travailler sans relAche au triomphe a de la candidature qu'il recommande. Allez de « hameau en hameau, dans chaque maison, chez tous a les électeurs^ obtenez leurs suffrages pour cette can- « dtdature. d
Les instituteurs exécutant leurs ordres sont venus nous visiter. Celui de Fournels, M. Richard, est venu chez moi, et en m*engageant à voter pour M. Barrot, il ajoutait : a Voter pour M. de Ghambrun^ c'est a provoquer une nouvelle révolution, c'est amener la a guerre civile, b Ce n'est pas à moi seul qu'il a tenu ce propos, mais à tous ceux qu'il a visités, et il a visité toute la commune.
A YarenneSy commune de Fournels, le 26 septemhce i863.
Signé : Batifol.
Celait peu de jours avant les élections. Le conseil municipal et les notables furent convoqués pour assister à une réunion provoquée par M. le préfet pour présenter à Ispagnac le candidat du Gouyernement au Corps législatif, M. Barrot.
Plusieurs heures de retard de la part de ces messieurs eurent pour etîet de dissiper rassemblée convoquée pour 5 heures du soir. — Ces messieurs n^arrivèrent en effet que vers 10 heures.
Ce n'étaient plus le conseil municipal et les notables, mais toute la population indistinctement qui se rencontra à leur arrivée. — Et au lieu de recevoir à la mairie, c^est au domicile privé du maire que la réception eut lieu. c( Entrez^ dit le maire, à toutes les personnes préa sentes. Conseillers, notables ou autres, plus vous « serez nombreux, meilleure sera Timpression. »
On entre en foule. — Là se trouvaient : M. le sénateur Barrot, M. J. Barrot, le candidat, M. le comte de Saint-Exupéry, sous-préfet de Florac et M. le préfet.
La séance s^ouvrit. — M. le préfet prit la parole : ce Nous avons, dit-il, à nous excuser tout d'abord de et n'être point arrivé? à Theure ; mais il en faut accuser c( surtout le mauvais état des chemins.
a Nous allons avoir à faire des élections. — Trois a candidats sont en présence. — Parmi eux il faut a choisir le meillein-. Examinons les litres de chacun c( à la confiance du pays.
a Nous avons d'abord M. de Chambrun. Quant à lui, « il a été six ans votre représentant. — Qu'a-t-il fait ? a Rien. S'il était renommé que ferait-il dans Tavenir? a Rien. — En effet : présenté à la Lozère en 4857 par a le gouvernement lui-môme, trompé sur ses sentiments,
« le lendemain il lui tournait le dos, s'en séparait et se Q montrait son ennemi acharné.
a Je vous disais il n'y a qu'un inslant qu'il n^avait « rien obtenu. Mais chaque pas que nous faisons dans a ce pays avec ces messieurs nous en donne une preuve t< nouvelle. Nous arrivons de Sainte-Enimie! Hé bien^ a tout le relard dont nous avons eu à nous excuser « auprès de vous, nous le devons à Tabsence absolue a de toute influence de votre ancien député auprès du « gouvernement. — Nous avons en effet rencontré des « routes impossibles^ et si vous eussiez eu part aux sacrifices du gouvernement, cette impraticabilité des a voies de communication qui ne se rencontre nulle a part à un aussi haut degré ne serait plus le triste a privilège de notre Lozère; et pourtant cet état de a choses se continuerait si vous nommiez un député a d'opposition, un député qui ne voudrait jamais aca cepter le Gouvernement de l'Empereur. x>
A Ispagnac^ le il octobre 1863.
Signé : L. GriSgoirb, conseiller communal; Justin FiRMiN^ conseiller communal; Saint- PiiERRB OsMiN, J.-Â. BoucHiTB et Xavier Prtrb.
Nous soussignés^ électeurs de la ville de Trets, certiiions que le lundi 25 mai de la présente année 1863, H. Boumat^ candidat du gouvernement^ s'est rendu à Trets, en compagnie de M. le sous-préfet d'Aix et de M. Rigaud fils. L'administration municipale est allée, musique en tête, les recevoir à l'entrée de la ville; une réunion publique a eu lieu dans la salle de l'hôtel de ville^ avec Tassistance du conseil municipal et du juge
de paix. M. le souB^préfet et M. Rigaud filg ont pris b parole pour recommander la candidature de M. Bourxiat. M. le sous-préfet a promis une allocatioa de trois mille francs pour construire un pont sur TÂrc; M. Ri-
Î^aud fils a rappelé les services que son père a rendus à a population.
Trets, le 6 juin i863.
{Onz$ signatures légalisées par le maire de Trets.)
Procès-verbal de la séance du 18 mai, du conseil municipal de Moulon.
Nous soussignés^ membres du conseil municipal de la commune de Moulon, ou habitants de cette commune^
Certifions que^ sur l'invitation écrite qui nous avait été adressée^ nous nous sommes réunis le 18 mai dernier à la mairie^ sous la présidence de M. le sous-préfet de Libourne.
M. Arman^ candidat à la députation^ assistait à cette séance, dans laquelle M. le sous-préfet nous engagea à voter pour M. Arman, nous promettant dans ce cas de nous faire accorder tout ce que nous demanderions dans rintérêt de la commune ^ car, dit ce magistrat : a Si le gouvernement doit justice à tout le mondey il ne doit ses faveurs qu'à ses amis, » Afin de donner plus de poids à sa parole^ il prit note de toutes les demandes qui lui furent adressées, et qui furent transcrites ad hoc par son secrétaire.
« M. Arman donna Tassurance que s'il était re- <x nommé, il s'occuperait très-activement de ces de- « mandes; qu'il regrettait de n'avoir pas connu plutôt
« les besoins de la commune, que déjà une grande partie « au moins serait accordée ; q'iô les ministres Pont « traité en enfant gâté en lui accordant tout ce qu'il a leur avait demandé, d C^est ainsi que Ton a promis :
500 fr. pour un pont ; 1,500 fr. pour la maison (Vécole ; 500 fr. pour réparation l'.o l'église ; 800 fr. pour un acquedv.c près le champ de foire.
3,300 fr.
En foi de quoi, nous soussignés, avons délivré la présente attestation pour servir et valoir ce que de droit.
Moulon, le 31 mai 1863.
Signés : F. Doteràc, membre du Conseil municipal ;
JOUGON, —
M£Ric, —
Gadra^ —
AUGRAND,