LIBÉRALITÉS INDIVIDUELLES
Nous, soussignés, électeurs de la commune de Venosc, déclarons à qui il appartiendra :
1^ Que M. Garden, maire de cette commune, la veille des élections^ en distribuant lui-même les cartes d'électeurs, a donné à plusieurs d'entre nous certaine somme d'argent, à cette condition que nous voterions pour M. Royer, dont il nous imposait le vote, en ajoutant que plus tard nous en recevrions d'autres récompenses ;
2o Qu'il a arraché à plusieurs des bulletins de M. Périer, pour en remettre de ceux de M. Royer ;
3® Que, quittant sa place de président du bureau, il sortait à tout instant pour aller chercher des électeurs jusqu'à Tauberge, pour les faire voter pour M. Rojer,
ajoutant à ses démarches mille promesses aux uns et des menaces aux autres.
Venosc, leaOjuin i863.
(Suivent les signatures) .
Le dimanche 31 mai^ à l'issue de Toflice divin, on publia au son du tambour : De la part de M. le maire, les électeurs sont invités à aller voter tous pour M^ CaU' vety qui a donné 50 /r. pour réparer le puits de place et 50 /r, pour le chemin de Favayrolles, D'un autre côté, trois individus principaux savoir : Déjean Justin, cultivateur à Martrin ; Bardry Louis, marchand à Martrin et Bardy Casimir son frère, demeurant à Broquies^ canton de Saint-Rome (le troisième étranger à la commune^ comme on vient de le voir), prenaient les électeurs à mesure qu'ils arrivaient, les menaient au cabaret, où ils les faisaient boire à rien ne coûte^ et disaient hautement : C^est l'Empereur qui paye, afin de cacher en quelque sorte la main qui avait distribué Targent ; et du cabaret on les conduisait à Turne, où ils les faisaient voter sous leurs yeux. Ces manœuvres ont été pratiquées toute la journée du dimanche 3L mai, avec une audace, signe du mot d'ordre reçu, et cela, à la vue d'un public, (]ui en était indigné. Outre que le fait a été public, voici une manière bien simple de le rendre sans réplique. Le lundi i®' juin, les trois meneurs furent invités ou du moins admis à boire et à manger dans la salle même des élections avec les membres du bureau; etlà^ le verre en main, ils se sont vantés d'avoir fait boire les électeurs comme des canards et de les avoir fait voter oomme des poulets.
Lors de la rédaction du procès-verbal, M. Jolbj^
premier conseiller et faisant partie du bureau à Viaues a demandé que ce fait fut consigné au procès-vernal. Le bureau a avoué que le fait était vrai (présents : M. Ries deVesponlie, conseiller municipal; M. Bertrand, curé deMartrin et M. Cadillac, instituteur Hbreà Favayrolles) ; mais il a soutenu que ce n'était pas de nature à être consigné au procès- verbal, et il a passé outre. Un membre, savoir ledit Bardy^ marchand^ s'est même permis de faire des menaces et de dire à M. Jolby, en frappant plusieurs fois du poing sur la table .: Jean^ si tu fais mettre cela, tu me le payeras ; tu cherches à mettre mon frère dans l'embarras y mais aussi je sais des choses contre toi, et je puis faire des révélations.
Le dimanche matin, ledit Justin Déjean disait publiquement au cabaret Durand (M. Vi^roux^ adjoint, était présent et témoin) : Nous sommes bien appuyés, nous sommes forts ; si M. le curé ose paraître aans la salle des élections^ je me charge de le faire partir. En effet, M. le curé s'étant présenté pour voter, ledit Déjean Ta interpellé et insulté. Tous les membres du bureau ainsi que les électeurs présents ont réclamé et requis. M. le maire a fait un aveu et une réponse dignes de remarque, il a dit : C'est vrai que M, le . curé est dans son droit y mais celui qui a plus de bon setis doit en dépenser plus ; d'ailleurs nov^ avons reçu des instructions , et ce que Justin a dit n'est pas contre les instructions ; je sais jusqu'où il peut aller y et, s* il va au delà, je lui imposerai silence. Le lendemain lundi, M. le curé ayant paru dans la salle pour assister au dépouillement, le même Déjean rinsutlaet l'injuria de plus fort; personne cette fois ne dit rien, ni H. le maire non plus, ni M. le curé non plus: mais il se vit obligé de se retirer.
Le dimanche au soir 31 mai, Jucry Marc, de la Vidatarie, n'ayant pas encore voté, le même Déjean fut le trou ver au cabaret Marc, et là, il fait tout ce qu'il peut pour l'engager à voter pour M. Calvet-Rogniat; mais il ne peut rien obtenir. Jucry veut voter pour M. de Bo-
nald. Alors Déjean lui dit : Si tu le fais^ tu iras en prisoDi voilà Tordre de M. le préfet; et en même temps il tire un papier de sa poche. (Présents : Puech aîné, père, de Jouveyrac ; Puech cadet, son frère ; Reornie, tailleur d'habits, à Martrin; etc. etc.) Jucry fut tellement effrayé qu'il fut aussitôt trouver M. le curé (lequel se trouvait en ce moment avec MM. Cadillac et;Paul Jolby, instituteurs privés, à Favayrolles) pour lui demander aide et protection. M. le curé lui a dit qu'il était libre de voter pour qui il voudrait, et que nul n'avait le droit de le faire mettre en prison. Jucry ne pouvait pas revenir de sa frayeur^ et il disait toujours à M. le curé : Mais Justin m'a montré Tordre de M. le préfet* M. le curé, pour rassurer cet homme/^fut obligé de prier les deux instituteurs libres de Taccompagner jusqu'à la salle, pour être témoins des menaces qu'on pourrait lui faire encore.
Le dimanche après les élections, 7 juin, k même Dé* Jean, portant une ceinture rouge en bandoulière, cria plusieurs fois à haute voix et devant la porte de Téglise, àTissue de Tofiice divin et sur la place publique : Ceux qui ont voté pour M* de Bonaldy qu'ils aillerU boire au bézal (ruisseau)^ et ceux qui ont voté pour M, Calvet, qu'ils viennent boire au baricou {tonneau)'y mais cette fois on ne fit boire que les zélés.
Les soussignés peuvent garantir l'exactitude et la vérité de tous les faits ci-dessus ; ils olTrent la preuve au besoin.
Mahtrim, 30 juin 1863.
{Suivent les signatures.)
En présence des électeurs soussignés, il a été livré à M. Clunet de la Geneste, membre du conseil municipal
de Sëgur^ deux bons de 1 fr. chacjue^ signes de M. Roux, maire et notaire à Ségur> qui avaient été remis en même temps que leurs cartes d^électeurs^ et un bulletin portant le nom de M . Calvet-Rogniat, aux nommés Cassagnes père,. d'Avaux et Pierre Vergely d'Avaux, Fun et l'autre de la commune de Ségur. Ces deux ëlec* teurs-ci ont prouvé, en livrant ces bons, leur complète innocence au sujet de la fraude électorale ou de 1 acte de corruption dont ils étaient Fobjet. Ils ont déclaré, en présence des mêmes témoins, que ces bons, cnrtts et bulletins avaient été remis, en leur absence, à leur propre femme, par le sieui* Beck (Adrien), marchand de Ségur, avec recommandation de venir retirer le montant du bon chez M. Roux, maire de Ségur^ avant d'aller voter .
Ce fait de corruption parait une manœuvre assez générale . Un certain nombre d'électeurs, porteurs de pareils bons, n'ont pas voulu s'en défaire; quelques autres, d'ailleurs, se trouvent entre les mains des soussignés, qui croient faire acte de citoyens honnêtes et dévoués à la base fondamentale de TEmpire en protes-^ tant de toute leur énergie contre de tels actes, et les dénonçant à la justice, pour qu elle lave d'une telle souillure le droit sacré des électeurs.
Des deux électeurs ^ui ont livré ces bons^ l'un déclare ne point savoir signer.
(Suivent les signatures, après avoir annexé à cette pièce les deux bons en question. )
A Ségur, le 31 mai 1863.
Voici un des bons :
Bon pour un franc^ payable chez M» Roùœ^ notaire à Ségur.
Le 31 mat 1863.
% Roux.
Casagnes, à Àlaux^
Les soussignés ont l'honneur de certifier à qui de droit que le 30 du mois de mai 1863, veille des élections, il a été égorgé, dans le village de Liaucous, commune de Mostuéjouls, un veau qui a été partagé entre les électeurs qui ont voté pour M. Galvet. De plus, lorsque le veau a été égorgé, on a posé sur lui cette inscription : Veau de M. Calvet.
Les soussignés certifient que leur déclaration est complète et véritable.
VÉcho de VAveyron publie Textrait suivant du-procèsverbal des opérations électorales de la commune de Coussergues :
« Avant la clôture des opérations, im électeur demande qu^il soit constaté au procès-verbal que hier, dimanche, le garde communal^ en annonçant au son de la caisse, sur la place publique^ à l'issue de la messe^ que le scrutin allait être ouvert, a ajouté que les électeurs pouvaient aller manger et boire à discrétion, et que nen ne coûterait, à Tauberge dite de Saint- Jacques^ tenue par le sieur Scgur, dit Mazel; qu'un grand nombre d'électeurs ont été attirés dans cette auberge, et qu^après s'y être gratuitement repus, ils ont été conduits, le drapeau de la commune en tête, au scrutin par ce même garde communal ; ce qui, au dire de rélecteur, constituerait tout au moins une de ces manœuvres déloyales, une de ces surprises dont parle S. Exe. le ministre de PIntérieur dans sa circulaire
aux préfets du 8 mai dernier, manœuvres ayant pour objet de porter atteinte à la sincérité du scrutin et à la probité de V élection.
a Le bureau, après en avoir délibëré^ reconnaissant l'exactitude du fait allégué par Pélecteur^ Ini en donne acte et dit qu'il en sera fait mention au procès-verbal.
a ViGROUX. »
COMMUNE DE LAUTENBACHZELL, CANTON DE 6UEBWILLER.
Observations insérées au procès -verbal des élections d\m député au Corps législatif j des 31 mai et {•'juin 1863.
V Lorsque le procès-verbal des élections a été ouvert^ l'un des assesseurs s'est levé et est allé dire à voix basse à un membre du bureau. Marck^ aussi membre du même bureau, a dit que cela n*est pas une règle ; si l'on a quelque chose à dire, qu'on se le dise à haute voix, que tout le monde l'entende^ et on lui a répondu que cela ne le regardait pas.
2" Le membre du bureau qui déchirait les coins des cartes d'entrée a pris tantôt un coin, tantôt un autre, aux signes des yeux du président. Ce même Marck a dit aue cela ne convenait pas qu'on fasse des signes^ qu'on doit écorner les cartes du même côté. On lui a répondu que cela n'est pas prescrit, qu'on peut ôter quel coin de la carte qu'on veut. Le président lui a répondu qu'il ne peut pas fermer les yeux, et qu'il n'avait fait aucun signe; qu'il regarde tous l'un comme l'autre.
Le maire^
Signe : Rissm.
MouSy électeurs inscrits dans la commune de Lautenbach, canton de Guebwiller, déclarons par le présent que^ lors des élections des 31 mai et i^r juin derniers, Fun des assesseurs du bureau^ chargé de recevoir les bulletins de vote, s'assurait, soit par le toucher, soit en les entr'ouvrant, soit en les examinant, à la clarté du jour, par la transparence du papier, du nom inscrit sur les bulletins, et enlevait le coin droit des carte« des électeurs qui avaient volé pour le candidat officiel, et le coin gauche de celles des électeurs qui avaient voté pour le candidat de l'opposition.
Cette différence de cornage avait pour but d'indiquer aux aubergistes les personnes qui, ayant reçu la promesse d'un litre de vin, étaient autorisées à consommer dans leur auberge.
Les auberges de notre commune dans lesquelles il a été versé à boire gratuitement, en échange de cartes cornées, sont les suivantes : Jacoberger (Bernard), Frùinhoitz (Augustin) , Kreminger (Joseph) , Klein (Louis), Kebelen (Bernard), Kreminger (Félix), veuve Heig, Frùinhoitz (Alexandre).
(Suivent 19 signatures,)
Les soussignés, électeurs de la commune de Linthal, canton de Guebwiller, déclarent que les 28 et 29 mai 1863, ils ont reçu des mains ae Tappariteur de la commune leurs cartes d^électeurs, sans bulletin de vote, et que Tappariteur leur avait promis que (s'ils votaient le 31 mai avec le bulletin qui leur serait déli-
vré par le maire^ dans la salle da scrutin, ils auraient droit à consommer un demi-litre de vin, et soit un pain de deux sous, soit un cigare.
Fait à Linthal, le 15juin iS«3.
Et ont signé la présente déclaration.
(Suivent les signatures,)
(Annexé à Toriginal deux cartes d'électeurs, dont l'une ayant te coin supérieur droit, l'autre le coin supérieur gauche écorné.)
Les soussignés, électeurs à Lautenbachzell, déclarent avoir bu gratuitement un litre de vin à Tauberge, après avoir Justifié qu'ils avaient voté pour M. Gros.
Signé : Schafhauser (Joseph).
Pfihl (Joseph).
Schneider (Xavier).
Nota. — Les deux premiers ont été chercher leurs litres à Rinthal, chez Ackermann, aubergiste, en échange de leurs cartes, quoiqu'ils aient voté dans la commune de Lautenbachzell, où ils demeurent.
Nous, soussignés, Georges Galliath, propriétaire, demeurant à Guebwiller, et le sieur Louis Baechler, maître cordonnier, et demoiselle Marie Bauchmann, couturière, les deux demeurant aussi à Guebvriller, déclarons que, dans la soirée du 31 mai dernier, nous
sommes entrés dans Tauberge du sieur Gremminger^ buraliste à Lautenbach^ accompagnés : 1° de Jean- Baptiste André, serrurier, et Mark (Léger)^ maître cordonnier, les deux demeurant à Lautenbachzell ; y avons trouvé Joseph Bentzinger, maître charpentier a Lautenbach, lequel nous a de suite déclaré que les élections étaient une saleté, et que Ton donnait a boire à ceux qui votaient pour M. Gros; et nous lui avons répondu que nous ne le croyions pas. A Tinstant, il a appelé madame Gremminger, et a demandé combien que vous payez à boire aux électeurs qui votent pour M. Gros ; elle a répondu : pour 50 centimes, vin, pain, fromage ou bière. Bentzinger lui demande encore : Vous ne donnez pas de tabac? Elle nous a répondu que non. Si nous donnions du tabac, nous recevrions beaucoup plus de cartes ; mais les^autres en veulent aussi. Nous lui avons donc demandé : Mais comment
Souvez-vous donc savoir lesquels qui ont voté pour I. Gros? Elle nous a répondu que les cartes qu'ils ont l'ordre de donner à boire doivent avoir le coin droit déchiré; -celles qui sont déchirées du côté gauche ne reçoivent rien. Nous lui avons dit que nous avons aussi une carte, et qu'elle doit nous montrer les leurs, si la nôtre est de même, que nous la laisserons pour
Qu'elle puisse recevoir 50 centimes de plus. Elle est e suite allée nous en chercher une, mais nous lui avons fait remarquer que la nôtre était gauche, appartenant à M. Baecnler, électeur à Guebwiller, et qu'elle ne pourrait pas lui servir, lui disant qu'elle doit reprendre la sienne et que nous voulons garder la nôtre, ce qu'elle a fait.
Il y avait à une autre table deux électeurs de Lautenbach qui juraient et qui prononçaient de grossières paroles, disant qu'on leur avait ouvert leurs billets.
Bentzinger nous a déclaré que le maire de Lautenbach, avant de commencer les élections, avait fait
Sublier qu'on devait voter pour M. Gros, et que c'était ëfendu de voter pour un autre.
Fait à Guebwiller, le 10 juin 1863.
{Suivent les signaturaji
Extrait du Journal de Bordeaux.
La Gironde^ qui a lu et apprécié la profession de foi de M. de Lur-Saluces, attend celle de M. Emile Péreire^ car elle ne considère pas comme telle la lettre par laquelle M. Péreire apprend au public qu'il sera dévoué au Gouvernement de TEmpereur.
Nous comprenons fort bien que M. de Lur-Salucet se croit obligé de dire ce qu'il fera; si M. Péreire a été sobre de paroles et de promesst^s, c'est que ce qu'il a fait depuis quatre ans^ non-seulement dans le département de la Gironde, mais en France, mais en Europe, a acquis une notoriété telle qu'il n'est nécessaire pour personne de le rappeler.
La création et l'administration de 12,000 kilomètres de chemins de fer ^3,000 lieues); les plus importantes institutions de crédit en France et dans les pnncipales capitales; les plus grandes constructions de Paris, exécutées avec son concours; le crédit foncier le comptant au nombre de ses fondateurs et de ses administrateurs; les contrées du midi développées sous sa puissante impulsion; le département de la Gironde et celui des Landes portant partout les traces de son passage^ non- seulement par l'établissement de la gare de Paludate, la plus considérable de France, mais encore par les routes agricoles qui, avec le chemin de Bayonne, ont quadruplé la valeur des terres, et qui,
far paMpthèiM, ent largement facilité les forges d'Unn^ que M. le marquis de Lur-Saluces^ connaît fort bien.
Voilà les titras que peut invoquer M. Përeire;ils sont connus de tous. Ce ne sont pas des phrases plus ou moins banales^ des déclarations d'amour à la déesse Liberté. Ce sont des bienfaits dont la génération actuelle peut se montrer fière, et dont l'avenir sera reconnaissant. — Après avoir parlé de ces grandes choses, faut-il rappeler le village de Marcheprime, son église et son école créées entièrement par lui ? Ârcachon transformé et dix mille hectares de landes défrichés? — On le voit, les actes privés de M. Péreire sont inspirés de la même pensée que ses actes publics.
Quant au chemin de fer de Langon à Bazas, on ne changera rien au fait palpable, évident, officiel. Le terme de concession éventuelle est une expression consacrée, lorsque les formalités d'enquête n'ont pas été accomplies. La concession sera définitive, à moms que l'arrondissement de Bazas et le département de la Gironde ne la repoussent au moment trèsh-prochainoù les enquêtes vont s'efiFectuer.
La Gironde sera sans doute forcée de convenir que cette hypothèse est peu probable. — Le chemin de Bazas sera terminé avant deux ans. Le rapport de la compagnie du Midi établit d'une manière péremptoire qu'elle a le plus grand intérêt à l'exécuter promptement.
Après ce court exposé, que l'on nous a mis dans le cas de faire, on comprend pourquoi M. le comte de LurSaluces a pu se croire obligé de faire une profession de foi très-étendue, et pourquoi M. Péreire a pu se borner à dire ; et Vous savez ce que j'ai fait, jugez-moi. »
N.frs.