MALGRÉ LA NATURE
ciel, ni les bêtes dociles à leur roi, ni les étoiles qui suivent leur route souverainement, ni l'immense et harmonieuse poussée des instincts triomphants, si nous ne savions que rien ne vaut une seule pensée consciente, un seul effort libre d'un pauvre amour qui se donne, nous n'aurions pas le courage de profaner cette sérénité. Timide et vaincu, sans un mot, et détournant nos yeux d'un éclat étranger, nous irions retrouver la douleur familière de nos cités en deuil.
Non, je ne veux pas que la Corse belle et sauvage dont la puissance m'écrase arrête l'élan de mon âme immortelle : quelque misérables que soient les querelles où s'use l'activité, où s'exaspère la fièvre de nos contemporains, je ne veux pas craindre d'en apporter l'angoisse dans l'immobilité de l'indifférente et sereine nature. La Vérité qu'à tâtons nous cherchons et dont chaque jour nous défendons les lambeaux conquis contre la malice et la fourberie des méchants ou des lâches, elle est universelle, tous y ont droit. Ne nous arrêtons pas avec un trop jaloux attachement aux formes politiques et sociales qu'elle peut revêtir, efforçons-nous
toujours, à travers les multiples conditions qui la soutiennent, de pousser en avant l'idée rédemptrice, ridée d'amour et de fraternité vers la lumière qui l'attire, vers Dieu.
De Tunis.
Sans résistance, il y a quelques années, Tunis se laissait conquérir par la France... Mais, hélas ! si le drapeau français flotte sur la kasbah, si le bey ne peut pas prendre un seul décret qui ne soit contresigné de notre résident, si nos fonctionnaires dominent en maîtres sur le pays, combien peu, hélas! Tâme française a-t-elle encore pénétré sa conquête !
Sur 180.000 habitants qui peuplent Tunis, nous ne sommes que 15.000 Français. Il y a près du double d'Italiens, 50.000 Juifs et 100.000 Arabes environ.
Au moins, devrions-nous être le levain spirituel et généreux qui fait fermenter toute la pâte... Non. Le Français, en Tunisie, n'est que le vainqueur, le professeur de la conquête. Il n'est pas le guide, Fami, celui qui conseille et qui élève, qui se dévoue et qui aime.
Tandis que nous, nous promenions à travers les rues éclatantes de Tunis la blanche, et que nous contemplions avec curiosité cette foule d'Arabes, graves et doux sous leurs larges vêtements flottants, tandis que nous les voyions marcher avec majesté ou travailler sans bruit dans les petites boutiques ouvertes des « souks », le grand et douloureux problème de l'Islamisme se posait à notre esprit, s'emparait de lui et l'obsédait.
Il y a quelque chose d'étrange et de fatal dans ce monde musulman qui apparaît inassimilable, impénétrable, figé dans l'immobilité de son fanatisme religieux, de son invraisemblable cléricalisme, car ici la politique, les mœurs, la religion sont si indissolublement unies qu'il est considéré comme criminel de les distinguer. Le tyrannique traditionnalisme demeure aussi immuable que les forces mêmes delà nature contre
lesquelles ni souhaits ni menaces ne peuvent rien.
L'énergie dominatrice du cardinal Lavigerie lui-même devait se trouver impuissante à convertir les Arabes musulmans; et le glorieux primat d'Afrique était contraint de détourner plus loin l'activité de ses Pères blancs et de pousser l'apostolat des intrépides missionnaires jusqu'au centre même de l'Afrique où les nègres païens se montraient moins rebelles à la prédication de l'Evangile.
Le jeune Arabe instruit, qui a fréquenté nos écoles, qui est licencié ou docteur, n'en garde pas moins je ne sais quel attachement irréductible aux traditions de sa race, quelle haine inconsciente du roumi. Alors même qu'il est habillé à l'européenne, il conserve toujours la chéchia qui est pour lui comme un emblème et un symbole.
Eh bien! que le Français ne soit pas aimé en Tunisie, qu'il se résigne à n'avoir jamais de contact profond et cordial avec les indigènes, c'est ce que, quant à nous, nous nous refuserons toujours à accepter comme un mal nécessaire !
En France aussi, depuis que le Sillon existe, on nous a si souvent répété que nous étions des naïfs et des fous, parce que nous nous révoltions contre d'inévitables antipathies, contre des haines fatales. C'est vrai, nous avons l'audace de croire à la liberté humaine et de prétendre qu'il y a des sentiments de justice, de bonté, de douceur et de reconnaissance dont toute âme humaine peut jouir et se nourrir.
Puisse le Sillon tunisien servir, pour son humble part, à faire tomber des haines, à rapprocher des races, à créer une collaboration véritable, sympathique et cordiale ! c'est là son rôle.
Et que ceux qui déjà sourient ou s'effraient, et n'ont rien de plus pressé que de tenter de nous décourager et de tuer notre rêve, ne se figurent pas que souhaiter ce que nous souhaitons, c'est ne pas faire assez de cas des intérêts de la France, et exposer la petite poignée de Français tunisiens à être submergés et écrasés par les flots des indigènes ou des étrangers.
Une telle minorité ne saurait, en effet, être forte, que si elle est lumineuse et bienfaisante, que si elle travaille non pour elle seulement et
pour s'enrichir, mais pour le bien commun et pour le bonheur de ceux que Dieu a fait naître sur ce morceau du monde.
Conquérir par la force et maintenir dans l'obéissance par la peur des fusils, c'est là une œuvre indigne de la République démocratique.
Si chacune de ses conquêtes n'est pas, en même temps, une conquête morale, elle trahit la cause qu'elle représente et ment à ses principes.
Les Français de Tunisie ont une grave et profonde responsabilité. Si la tâche est ardue au point de sembler impossible à plusieurs, ils n'en ont qu'un devoir plus grand de travailler sur eux-mêmes et d'acquérir les vertus qui brisent les obstacles.
La France ne doit pas être gardée dans le monde par la terreur des soldats et des canons, mais par l'amour et la reconnaissance qu'auront inspirés ses bienfaits.
Il y a une quinzaine d'années, une brise joyeuse éveillait partout de fraîches espérances. Le cardinal Lavigerie célébrait à Alger l'union de tous les Français sur le terrain républicain; le président du conseil vantait à la tribune du Parlement les douceurs do l'esprit nouveau; Melchior de Vogué chantait un hymne aux progrès humains que faisait éclater l'Exposition universelle et appelait, de toute l'ardeur mystique de son désir, l'âme chrétienne qui manquait encore à la naissante Démocratie; Paul Desjardins écrivait de retentissantes Epîtres et songeait à grouper toutes les bonnes volontés
pour raccomplissement du Devoir présent.
Dans le quartier Latin, dans les cénacles littéraires, au pays des intellectuels, partout on ne parlait que de néo-christianisme : Zola se scandalisait de cette éclosion inattendue de lys. On se croyait à la veille d'une grande réconciliation morale. La blanche figure de Léon XIII semblait rayonner dans une aurore ; le Pape du ralliement et de la Démocratie chrétienne étonnait les sceptiques, inquiétait les hésitants.
On sait, hélas! ce qu'il advint de tant de jeunes et douces espérances. Le Ralliement fut combattu par certains, hypocritement interprété par plusieurs, incompris par la plupart. Toutes les forces de réaction se liguèrent pour écraser la Démocratie chrétienne. Les néo-catholiques qui avaient, un court instant, oublié les laideurs de leur vulgaire anticléricalisme ou les grossièretés de leur art naturiste retournèrent à leurs vomissements; d'autres, plus avisés, se doutèrent que l'esprit nouveau avait vécu et, las d'attendre en compagnie de M. de Vogiié le lever d'une aube dont ils avaient cru distinguer les premières lueurs à l'horizon, mendièrent des sous-préfectures et se laissèrent
consoler par les mille aumônes du pouvoir, glissant avec lui sur la pente facile d'un inintelligent sectarisme.
Quelques-uns même tombèrent très bas. Les Charbonnel et les Henry Bérenger sont des épaves du néo-christianisme.
Le recul des années permet de mieux juger ce mouvement qui passionnait notre adolescence et poussait vers Favenir nos premiers rêves de collégiens impatients de liberté et d^apostolat social. Nous comprenons maintenant ce qui lui manquait de force vraie et de sûre profondeur et comment il devait tôt ou tard être brisé par les intérêts coalisés, absorbé par les apathies et les dégoûts quotidiens.
« La vérité scientifique, les doctrines philosophiques sont impuissantes socialement. Elles ne relient point les hommes », écrivait récemment Deherme avec sa franchise accoutumée dans la Coopération des idées. De même, une vague bonne volonté, un respect commun de la dignité de Tart, des émotions poétiques partagées, un sons averti des traditions nationales n'y suffisent pas davantage. Tout cela, malgré tout et quoi qu'on en dise, est encore
extérieur et superficiel. Cela ne pénètre pas Tâme humaine jusqu'au fond. Cela n'atteint pas ces intimes profondeurs où la personnalité s'élabore vraiment^ où la volonté décide en souveraine. Pour faire œuvre durable, il faut descendre jusque-là. Les néo-catholiques ne l'osèrent ou ne le purent pas ; plus exactement peut-être, ils n'en eurent même pas l'idée, habitués qu'ils étaient à se contenter de la vie factice et fausse des intellectuels.
Aussi bien, préférons-nous, aux doux et caressants espoirs d'il y a quinze ans, la lutte brutale d'aujourd^hui. Les persécutions ont brisé la méchante écorce de beaucoup d'indiffé* rences. De plus en plus le problème religieux se pose dans toute sa crudité. Le Christ apparaît bien cet objet de contradiction et de scandale que les Ecritures nous ont prédit qu'il serait jusqu'à la fin des temps.
. * . Et nous avons compris ce qui peut unir les hommes; et nous savons que c'est l'Amour, non pas ce sentiment abstrait et froid que définissent les philosophes et qu'essayent d'atteindre les sociologues^ mais l'Amour vivant qui se communique à chacun de nous^ qui
jS la lutte pour la démocratie
s' mpare de nos cœurs, qui s'unit à notre chair et à notre sang par le plus divin des mystères, TAmour qui ravissait en extase Thérèse d'Avila i * perçait de sanglants stigmates François d'Assise, l'Amour qui est Dieu, le Christ enBn !
Et qu'on ne dise pas qu'une propagande populaire ne peut pas sortir de l'Amour; qu'il faut quelque chose de plus matériel et de plus grossier. L'histoire du Sillon donne un victorieux démenti à ces timidités et prouve surabondamment l'excellence de la méthode.
« ... Et nous, nous avons cru à l'Amour. »
(S. Jean, i, 4.)
Partout, jusqu'aux fonds les plus reculés de nos provinces, nos amis montrent la force des méthodes du Sillon^ écrasent les stupides équivoques que l'anticléricalisme a élevées entre nous et le prolétariat, contraignant les contradicteurs à rendre hommage à leur loyauté, leur présentent un catholicisme qui est le vrai, mais qui ressemble si peu aux caricatures qu'on en offre dans les milieux libres-penseurs, qu'on les accuse d'apporter une religion nouvelle, pénètrent dans les organisations ouvrières pour les affranchir du joug des politiciens, réveillent
dans les milieux même les plus indifférents des sympathies insoupçonnées et des ardeurs toutes neuves, commencent enfin à développer ce véritable esprit démocratique fait de conscience et de responsabilité.
Une race neuve vient de naître. Ses espoirs ne s'en iront pas comme les rêves des néo-chrétiens qu'un souffle dispersa. Ils ont des racines profondes. Nul vent ne les renversera. Ils seront la réalité de demain.
Il paraît que la mortification chrétienne est un scandale pour nos anticléricaux. Ils nous le répètent dans les réunions publiques où nous discutons avec eux, et c'est un curieux et triste spectacle que leur acharnement à réclamer le droit de satisfaire tous leurs besoins, de suivre, jusqu'au bout, tous leurs instincts.
— L'Église, clamenl-ils avec des gestes effarés, a une doctrine de mort. Elle prêche le renoncement et le sacrifice. Nous, nous avons une doctrine de vie ; nous voulons l'épanouissement de toutes les puissances humaines : c'est
un crime de mortifier le corps qui a autant de droits que Fintelligence et la pensée.
Ce raisonnement nous semble si pitoyable que nous n'aurions pas perdu notre temps à le répéter ici, si nous n'avions jugé curieux et utile de faire éclater les amusantes inconséquences de nos adversaires et de bien prouver que, même en se plaçant sur leur propre terrain et en acceptant leur propre état d'esprit, rien n'est plus injustifié que les accusations qu'ils portent contre la morale catholique.
Nos contradicteurs sont ceux-là mêmes qui se targuent d'être des libres-penseurs et qui reprochent à tous ceux qui les contredisent de ne pas respecter la raison humaine, de ne pas accepter docilement ce que la Science enseigne. Or, justement, tout travail intellectuel, tout efi'ort de la pensée exige impérieusement une mortification.
Qu'est-ce donc qui distingue l'homme de l'animal? C'est ce pouvoir, qui lui est propre, de discerner, de choisir, de prévoir, d'ordonner ses actions en vue d'une fin qu'il détermine à Tavance. Or, qui dit « choix », dit nécessairement sacrifice de ce qui est inférieur à ce qui
est supérieur ou, si Ton veut, de ce qui est moins bon, moins utile, à ce qui est meilleur et plus opportun.
Je le sais, nos adversaires affirment que l'homme n'est qu'un animal perfectionné. Mais, justement, comment, selon eux, l'animal se sera-t-il perfectionné jusqu'à devenir un homme sinon en développant, par Teffort atavique de bien des générations, son cerveau pensant au détriment d'autres sens inférieurs qui, de la sorte, auront été sacrifiés en vue du perfectionnement même de l'espèce ? Les bons chiens de chasse sont d'une race qui, par éducation et sélection, a développé son flair jusqu'à lui donner l'acuité que nous savons. L'homme a développé son cerveau et, comme l'histoire naturelle nous apprend qu'une certaine spécialisation est la loi nécessaire de tout développement, l'animal ne serait devenu un homme qu'en suivant, lui aussi, la loi commune du sacrifice.
Il serait bon, toutefois, que nos adversaires prissent au moins la peine d'accorder leurs doctrines entre elles, à moins que cet effort de logique ne leur apparaisse comme un sacrifice que nous n'avons pas le droit d'exiger d'eux.
D'ailleurs, il n'est pas jusqu'à leur idole sacro-sainte, jusqu'à la Science moderne ellemême, qui ne doive ses admirables progrès contemporains à une véritable mortification intellectuelle.
On sait, en effet, que la vieille science d'autrefois, celle des astrologues et des alchimistes, était très ambitieuse : elle aussi ne pouvait se résoudre à ne pas satisfaire tous les besoins humains. Elle était, à la fois, une morale, une métaphysique, une religion. Elle entendait avoir réponse à tout. Ce n'est que du jour où le savant a courageusement renoncé à chercher le pourquoi des choses pour se borner à en étudier le comment que la science moderne a vraiment commencé à utilement progresser. Dans la mesure même où elle s'est dépouillée et appauvrie de toutes spéculations étrangères, elle est devenue féconde et conquérante. Aujourd'hui elle est bien vraiment mortifiée ; elle n'essaye même plus de saisir le réel mais se contente, traduisant toute donnée qualitative en donnée quantitative, de fournir une sorte de représentation intellectuelle des phénomènes dont la réalité intime lui échappe, mais qui lui suffira, si in-
complète soit-elle, à déterminer des lois, c'està-dire, à ses yeux, de simples concomitances.
En vérité, nos contradicteurs sont, pour nous, toujours, de merveilleux auxiliaires, et c'est dans leurs propres conceptions que nous trouvons de quoi réfuter ces conceptions mêmes.
Lorsque nous discutons avec eux, il nous suffit d'aller jusqu'au bout de leur pensée pour que celle-ci s'abîme et se détruise, impuissante à se soutenir elle-même jusqu'au bout. Aussi s'arrêtent-ils souvent en route comme étourdis et scandalisés. Un jour, justement, comme j'essayais dans une réunion publique, en province, de montrer à un contradicteur que la science moderne, ainsi dépouillée, ne pouvait pas même essayer d'entrer en lutte avec la foi, n'ayant plus aucun point de contact avec elle :
— Vous voulez nous étonner parce que vous avez été à l'École polytechnique, clama, sublime, un gros instituteur. Notre Science à nous n'est pas celle de Polytechnique ; ell« est bien plus démocratique.
Vraiment, Thonorabie fonctionnaire était, ce jour-là, cruel pour la Démocratie. Cette cruauté est, du reste, de toute façon, une habitude dans
les hautes et basses sphères gouvernementales.
Qu'on le veuille ou non, la mortification reste la grande loi de toute vie intellectuelle. L'art comme la science Texigent. Si l'artiste ne renonce à ce qu'il y a de trop égoïste et borné chez la plupart des hommes, éternellement impuissants à sortir d'eux-mêmes et à être vraiment émus des sentiments des autres, il demeurera toujours inapte à rien créer. Une sera vraiment créateur que le jour où il aura ouvert son cœur et abandonné son âme au grand flot de la vie largement humaine de son siècle, cessant d'être un individu égoïste et fermé pour devenir l'expression d'une âme collective et comme la voix de tout un peuple.
Au reste, la vie même que s'impose le savant reclus dans son laboratoire ou le poète épuisé par toutes les émotions qu'il recueille sur sa route et dont il alimente son génie, est une vie de fatigues, d'austère labeur et de lassantes émotions dont l'intensité s'accroît des immolations et des sacrifices mêmes qu'elle nécessite : les anticléricaux le reconnaissent aisément lorsqu'il s'agit de leurs prophètes, de leurs héros. Ils le nient lorsque nous évoquons devant eux
les grandes et sublimes figures de nos saints en qui la vie fut intense et d'une force débordante. Que leur reprochent-ils? D'avoir cru au Christ et à TÉglise. La haine du catholicisme les condamne à Tillogisme.
Quant à nous, nous ne nous lasserons pas de prêcher à ces curieux libres-penseurs le respect delà véritable pensée libre qui, elle aussi, ne mérite ce beau nom de « libre » que si elle est assez mortifiée pour se dégager de Tasservissement mauvais des passions brutales et pour accepter de suivre harmonieusement sa voie et de se soumettre à la vérité avec reconnaissance et amour.
Plus nous entrons en contact avec nos adversaires religieux, plus nous nous sentons fiers de la beauté, de la sécurité de notre doctrine catholique et mieux nous comprenons que nulle autre n'est si forte, si pleine, tellement compréhensive que toute pensée humaine clarifiée et poussée jusqu'au bout tend à remonter jusqu'au Christ comme ces vapeurs qui, dégagées des épais marécages, s'élovent d'elles-mêmes vers le soleil qui les aspire.
Comment, dès lors, n'aurions-nous pas con-
fiance ? Comment le corps-à-corps des idées nous effraierait-il, si nous savons que Dieu arma notre faiblesse de sa force divine et toutepuissante ?