‹ La lutte pour la vie; pièce en cinq actes, six tableauxChapitre 106 sur 119 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, LA COMTESSE DE FODER, LA MAR- QUISE DE ROCANÈRE, au bras da laquelle «appuie !e Garde-Noble, marchant lentement arec une canne. Derrière ce groupe, le notaire est entré et s'installe à sa table avec son clerc, puis peu à peu du monde qui. rient pour la Tente.

MADAME DE ROCANÈRE, pendant que madame de Foder cause arec le notaire. Elle traverse la scène, ainsi que le garde-noble qu'elle guida lentement.

Conmient êtes-vous, cher comte?

LE GARDE-NOBLE

La tête mé tourne un peu... Ma zé mé tiens... zé mé tiens.

MADAME DE ROCANÈRE.

jQuand je vous disais que l'air de Rocanère achèverait de vous guérir.

LE GARDE-NOBLE, langoureux.

Et VOS petits soins, marquise... Et le vieux vin de Vouvray de cet excellent marquis...

MADAME DE ROCANÈRE, tendre.

Chose singulière! Je vous ai soignée et je me suis guérie. Je ne me fais plus de piqûres de morphine.

LE GARDE'NOBLE, s'asseyant p6niblemcnt à gauche, une chaiso sous ses pieds.

C'est ce monstre de Paul Astier qui m'en a fait oune dé piquoure. Cinq mois sur le flanc, poverîno! (ungoureux.) Et vous n'élicz pas là, Louise!

MADAME DE ROCANÈRE.

Chut!

LA COMTESSE DE FODER, s'approchant.

Eh bien! le notaire m'a dit le nom des nouvelles châtelaines de Mousseaux, mesdames de Sélény.

LE GARDE-NOBLE, mouvement.

Héî...

LA COMTESSE DE FODER

Deux Hongroises... une très jolie.

LE GARDE-NOBLE

Cristol qu'elle est bel...

MADAME DE ROCANÈRE, sévèrement.

Vous la connaissez, Pepino?

Page 1