ACTE CINQUIÈME
LE GARDE-NOBLE, les yeux baissés, Vair hypocrite.
Oun peu.
LA COMTESSE DE FODER
Mais ce n'est pas tout, voici ce qu'on raconte. Il paraît que Paul Astier, sitôt les délais légaux, épouserait la demoiselle.
LE GARDE-NOBLE, avec un cri.
Eh ! la voilà, ma combinazionc I C'est lui qui l'a faite... (se levant,) Voyons oun peu ce notaire ce qu'il dit.
LA COMTESSE DE FODER
Eh bien! qu'est-ce qu'il lui prend?
La marquise tt elle suivent le garde-noble vers le fond.
HEURTEBIZE, s'essuyant le front, revenu yers Vaillant toujours sur on banc, absorbé, les yeux à terre*
Et les affaires, monsieur Vaillant I Ça va comme TOUS voulez?... Toujours dans les postes?
VAILLANT
Non, plus. J'ai démissionné depuis la mort de ma fille.
HEURTEBIZE
Ah! mon Dieu! Votre fille, celte belle enfant?... C'csl vrai, moi qui ne voyais pas tout ce noir sur vous. Je vous demande biem pardon. Mais comment ce malheur est-il arrivé?
Est-ce qu'on sait?... L'air de Paris était mauvais pour elle. Elle est rentrée un soir, malade... Elle a
traîné deux mois, et puis... et puis... (Bas, en se leraul.)
Oh I connaître le bandit qui me Ta tuée»..
IIEURTEBIZE.
Mademoiselle Lydie! si bonne, si douce... nous Fadorions à la maison... Je me rappelle, quand elle a quitté le château, le jour de sa terrible scène avec madame. (Mouvement de Vaillant.) Elle cst arrivée chez nous encore toute tremblante.
VAILLANT, stapërail.
Une scène avec madame?... avec la duchesse?
HEURTEBIZE, plus bas.
Mais oui, vous savez bien... Quand madame les a surpris, tous deux.
VAILLANT, furieux.
Tous deux?
HEURTEBIZE
Mais avec sou mari, donc!
LE NOTAIRE, appelant.
Heurtebize !
HEURTEBIZE, rivement, regardant dani le fond.
Monsieur le notaire... voilà!...
Il remonte vers la table du notaire.
VAILLANT, cri étouffé.
Paul Astier... C'était lui! (Seul sur le derant de la scène.)
Oh! maintenant, tout s'éclaire... Ma nomination à Paris; l'accueil de la duchesse, la dernière fois... Elle a dû me croire complice de ces infamies!... Oh! oui, oui, c'était