‹ La lutte pour la vie; pièce en cinq actes, six tableauxChapitre 11 sur 119 · SCÈNE PREMIÈRE LORTIGUE et STEiNNE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE LORTIGUE et STEiNNE

LORTIGUE^ enlrant par le fond, très chic, serriette sous le bras, collet relevé.

Bonjour, petit Stenne î

STENNE, sur son échoUe, sans se jetoumer.

Bonjour, monsieur Lortigue.

LORTIGUE, posant sa serriette sur la table.

Frisquet, ce malin d'avril. Le patron est au bois?

Il oayre une boite de cigares, en met un à sa bouche et en prend une poignée quMl se dispose à fourrer dans son porte-cigares.

SIENNE

Non, monsieur Lortîgue. Monsieur n'est pas encore sorti de sa chambre.

LORTIGUE, remettant rirement les cigares dans la boite.

Il n'est pas malade?

SIENNE

Malade? Lui... Paul Astier!... (ii rit.) Jamais!

LORTIGUE.

C'est si extraordinaire... (Baissant la toIx et montrant la ciiambre.) Est^O qu'il CSt Seul?

SIENNE

Je suppose. Je n'entre jamais sans qu'on me sonne. Mais, faut croire qu'il est seul, puisque madame est à Mousseaux, dans son château de Touraînc, depuis trois mois.

LORTIGUE.

Justement... c'est long, trois mois, surtout dans un

ménage qui craque. (ll fait signe au do-nestique de descendre de son

échelle.) Tu uc saîs ricu de nouveau? On ne parle de rien à l'oflBce?

SIENNE

Du nouveau?... Entre monsieur et madame?

LORTIGUE.

Non, non, pas ça... H(^raerlingue, leur banquier qui

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