SCÈNE V
Les Mêmes, PAUL ASTIER.
n est un psu pâle, très correct, la tôte haute. Il salue à droite et à gauiâie, dit un mot au notaire, à sa table, en passant.
MADAME DE ROCANÈRE, à gauche.
Ohl c'est trop fort.
LA COMTESSE DE FODER
Quoi donc?
MADAME DE ROCANÈRE.
Paul Astier, ici! Ainsi il est venu, il a osé...
LA COMTESSE DE FODER
Le bel Assuérus rend visite à Esther.
PAUL ASTIER, s* arrêtant devant elles.
Tiens, vous voilà, mesdames?... l'heureuse surprise 1
MADAME DE ROCANÈRE.
La surprise est surtout pour nous, mon cher monsieur Astier.
PAUL ASTIER, apercèrent le garde-noble*
Ehl cher comte, très heureux de vous retrouver sur pied.
LE GARDE-NOBLE, comiquement.
Et moi aussi, cer Paolo... bien content, zé vous assure.
PAUL ASTIER, à madame de Rocanère.
Ma présence vous étonne, marquise? Croyez bien qu'il m'en a coûté, (Arec intention.) autaut qu'à vous-même, je pense, pour rentrer dans une maison où chacun de nos pas réveille tant d'échos, tant de souvenirs!
MADAME DE ROCANÈRE, un peu i^énée.
Hélas! chère Maria- Antonia...
LA COMTESSE DE FODER
Oh! oui, c'est tout à fait triste... mais j'avais envie d'une paire de chevaux.
PAUL ASTIER
Et madame de Rocanère s'est sacrifiée pour vous accompagner... Voilà qui est d'une bonne amie... C'est l'attelage bai brun qui vous lente?
LA COMTESSE DE FODER
Justement, les deux steppers... j'en suis folle,
PAUL ASTIER
Je crois qu'ils monteront 1res haut...
MADAME DE ROCANÈRE.
Et vous, vous êtes venu?..