ACTE CINQUIÈME
PAUL ASTIER, très froid.
Moî, je suis venu retirer de la vente quelques objets d*art auxquels je sais qu'on tenait beaucoup... Un vieux clavecin... une viole italienne... On s'est fait un scrupule de rien distraire ; mais le liquidateur m'y autorise et ce soir, tout cela sera parti pour Ajaccio.
Éclats de rire à droite dans le groupe d'Eslher et do ta tante. CHEMINEÀU.
Je vous le jure, madame la maréchale.
PAUL ASTIER, regardant du côtô d'Eslber.
Permettez-moi d'aller saluer mesdames de Sélény.
Il traverse la scène.
LE NOTAIRE
Monsieur Astier!
Paul s'arrête à sa table un instant.
MADAME DE ROCANÈRE.
Très distingué, ce qu'il fait là!
LA COMTESSE DE FODER, très sincère.
Ah ! toujours correct.
LE GARDE-NOBLE, comiquement.
Ça, oui... comme correzione... Cristoî
CHEMINEAU, à Paul Astier qu'il vknt chercher.
Viens donc... On s'impatiente... (au notaire.) Vous pouvez commencer, monsieur le notaire.
Mourement de l'assistance dans le fond.
PAUL ASTIER, à la maréchale, à droite.
Les plus belles fleurs du rosarium ne sont pas plus fraîches que vous, madame la maréchale.
CHEMINEAU
Je le lui ai déjà dit, mon ami... (Bas.) J'ai retenu ta leçon.
LE NOTAIRE, aa fond, à sa table.
Un peu de silence!... Nous mettons en vente une paire de pistolets dans leur écrin... 11 y a marchand à deux cents francs.
MADAME DE ROCANÈRE.
Deux cent cinquante.
VAILLANT, dans la foule.
Trois cents.
MADAME DE ROCANÈRE.
Quatre cents.
VAILLANT
Cinq cents!
Brait de foule.
MADAME DE ROCANÈRE.
Oh! c'est trop fort! Six cents.
VAILLANT
Sept cents!
MADAME DE ROCANÈRE.
Huit cents!
VAILLANT, avec cjlère.
Mille I
Raoseur.
LE NOTAIRE
Il y a preneur a mille francs. Personne ne dit rien? Une fois, deux fois» trois fois, adjugé!