‹ La lutte pour la vie; pièce en cinq actes, six tableauxChapitre 116 sur 119 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

que j'éprouve est si nouveau, si extraordinaire... Un apaisement,, une détente de tout mon être, quelque chose de grand, de doux, qui m'enveloppe, me désarme et, si vous le voulez, va faire de moi un autre homme changer en bonté tous mes instincts de combat.

ESTHER, souriant*

Ah ! mon Dieu, mon ami, vous m'effrayez ! EsL-ce que cela vous prend souvent de bénir les cloclie* comme ça?

Non, pas souvent, je vous jure !

ESTHER

Allons, c'est bien. Atteignez -moi ceci, ce bouquet blanc, juste au-dessus de ma tête. Pas celui-là, l'autre, plus haut, la fleur est encore plus fière, plus intactftp

LE NOTAIRE, au dehors.

En vente une paire de chevaux attelés, dressés rt parfaitement couplés.

ESTHER, à Paal Astler qui lui ofllre la fleur.

Non, gardez-la... C'est moi... C'est à vous... Je me donne...

PAUL ASTIER

Merci!

Il se penche pour lui baiser la main.

ESTHER

Caresse perdue, vous savez... j'ai mon gant.

PAUL ASTIER

Alors, là.

Il rabat le gant d*un geste vif et frôle de sa lèvre un peu du bras nu.

Prenez garde ! On peut nous voir.

PAUL ASTIER, froidement, sans fe retonrnor.

Personne.

ESTHER, souriant.

Toujours maître de vous!... El c*esl ainsi que je vous préfère, ainsi que je vous veux, avec vos yeux froids, qui brûlent, votre bouche d'audace et de volonté ! Je suis pareille, moi aussi, affronleuse et volontaire.

LE NOTAIRE

Il y a preneur à quinze mille francs.

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