ACTE PREMIER
a été décidée la nomination de M. Paul Aslier, comme sous-secrétaire d'État au ministère...
Elle songe immobile, debout, le Journal à la main. PAUL ASTIER^ tenae du malin très soignée. U appelle avant d'entrer.
Lydie! (Entrant.) Eh bien, mon enfant?
LYDIE, posant le journal.
Je songe que vous voilà un grand, tout à fait grand personnage.
PAUL ASTIER
Oui, on sera minisire avant trente-cinq ans, c'est gentil!
LYDIE
Et votre pauvre Lydie, que va-t-elle devenir dons cette apothéose?
PAUL ASTIER
Elle sera toujours ceque j'aide plus cher au monde... Ah.^ si je pouvais être libre, faire de vous ma femme, ma vraie femme...
LYDIE
Je n'ai jamais rien demandé que votre amour... surtout je ne veux pas vous fatiguer de moi. Quand vous en aurez assez, quand je verrai dans vos yeux que vous ne m'aimez plus... ça se lit très couramment, paraît-il... au lieu de m'acharner, de devenir mauvaise...
PAUL ASTIER, à demi Tolx.
Qu'est-ce que tu feras?
LYDIE
Voyons vos yeux?... Oh! tant qu'ils me regarderont ainsi, je suis tranquille.
PAUL ASTIERstf penche et pose un baiser sur ses épaules nues»
Chère âme!
La porte da fmid s'ouvre brusquement. Entre Chemincau. Lydie pousse un petit cri et se sauve dans la chambre.