SCÈNE IX
Les Mêmes, LYDIE, en chapeau, voilette baissée, toilette soignée, mais simple*
PAUL ASTIER
Entrez, vous pouvez entrer... c'est Chemineau.
CHBMINEAU.
Un ami d*enfance de Paul, mademoiselle.
LYDIE, souriant.
Je vous connais bien, monsieur.
PAUL ASTIER
Chère enfant, vous nous voyez un peu émus. Il vient de m'arriver... J'ai quelque chose à vous apprendre...
LYDIE
Ah ! mon Dieu! Quoi donc? (eiIo le regarde, s'épouTante.)
Non, non, ne me le dites pas... Ne me dites pas que c'est fini.
PAUL ASTIER
Fini, non... pas encore, je l'espère... mais il nous
faut prendre de grandes précautions... M. Vaillant sort d*icî avec Antonin.
LYDIE
Mon père!... Il sait tout?
PAUL ASTIER
Non, je ne crois pas... leur visite avait du moins un autre prétexte, le renouvellement du baildesCaussade; mais cette coïncidence de leur présence ici... certains regards que Chemineau croit avoir surpris.. .^ n'est-ce
pas, Chemineau ? (Mouvement d'affirmation de Chemineau.) J'ai
eu peur, je l'avoue. Pour vous, pour moi, dans ma situation...
Et pour lui, pauvre père...
PAUL ASTIER
Nous devons cesser do nous voir, pendant quelque temps.
LYDIE
Mais là-bas... chez nous?
PAUL ASTIER
Avenue Gabriel?... Moins que partout ailleurs... C'est au gîte surtout que le gibier se laisse prendre.
LYDIE
Je pourrai vous écrire au moins ?
PAUL ASTIER
Poste restante?... J'y compte bien !
LYDIE, plus bas, tendre.
Vous ne penserez plus à moi, méchant.