SCÈNE V Les Mêmes, VAILLANT
VAILLANT^ il salue et s'adresse à Haria-Anlonia arec effusion.
Oh! madame, madame, que je suis heureux de vous voir.
MARÏA-ANTONIA, froidement.
Bonjour, Vaillant. Que venez- vous chercher? Que peut-on faire pour vous?
VAILLANT, un psu décontenancé.
Pour moi, madame? mais je ne demande rien. Vous m'avez comblé au delà de tous mes vœuJ, de toutes mes ambitions. Celte place à Paris... cet avancement Inespéré...
MARIA-ANTONIA
Oh! je vous prie de croire que je n'y suis pour rien.
VAILLANT, stupéfait.
Comment, ce n'est pas vous, madame? Qui alors? C'est une grande faveur qu'on m'a faile et je n'avais rien demandé.
MARIA-ANTONIA
Cherchez, éclairez-vous.
MADAME DE ROCANERE, sonnant.
Quelque protecteur mystérieux.
VAILLANT
Je ne connais personne el je suis tellement habitué à touL vous devoir, madame la duchesse, que lorsqu'un bonheur m'arrive, je ne pense jamais qu'à vous... Quand j'ai quitté Mousseaux, avant de rejoindre mon poste à Pans, je me ^uis présenté plusieurs fois au château, mais on ne ma pas reçu... C'était mon remords, d'être parti sans vous remercier.
MARIA-ANTONIA
Ne me remerciez pas. Vaillant, je suis restée étrangère à votre nouvelle fortune.
VAILLANT
Voilà qui est singulier.
MADAME DE ROCANERE, Autant sa rois.
Peut-otre jnademoiselle votre fille dans ses relations particulières...?
VAILLANT
Ma tille 1
MADAME DE ROCAN ÈRE, continuant.
Le père d'une jolie personne a des titres à l'avancement; c>8tdu droit administratif, cela!
VAILLANT, yiolence sourde, avec un regard de côté.
Paa chez nous, madame de Rocanère!
MARIA-ANTONIA
Vous vivez toujours ensemble, n'est-ce pas?
Avec Ljdle ! Mais vous savez bien, madame, que je nm qu elle sur la terre et qu'elle n'a que moi... Ohl