‹ La lutte pour la vie; pièce en cinq actes, six tableauxChapitre 4 sur 119 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

dénommé pour plaire aux Parisiens qui n'aiment rien tant qu'écorcher les mots étran» gers et qui comptaient déjà « high lifeur i> dans leur répertoire.

La silhouette de ce jeune gredin, pédagogique et scientifique, m'intéressait tellement, je le sentais si vrai, si contemporain, que je commençai un livre moitié roman moitié histoire, intitulé : Lebiez et Barré — Deux jeunes Français de ce temps. J'y travaillais depuis des mois, lorsque parut en France la traduction de l'admirable Criine et Châliment, de Dos* toïewski, qui se trouvait être exactement, et fait par un homme de génie, le livre que je voulais écrire. L'étudiant russe Rodion personnifiait l'étudiant Lebiez; ses soliloques philosophant l'assassinat de la vieille femme, c'étaient les dialogues que j'imaginais entre Lebiez et Barré, le soir, dans les débits de prunes de la rue Racine. Cet article de revue écrit par Rodion, sous ce titre : Le Droit au meurtre, c'était la conférence de - Lebiez au quartier Latin. Je dus renoncer à mon livre; mais le « struggle for lifeur » continuait à me hanter, reproduit fiutour de moi en une quan-

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