‹ La lutte pour la vie; pièce en cinq actes, six tableauxChapitre 74 sur 119 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ANTONIN

En profiter?

VAILLANT

Oui... depuis votre explication, il y a trois mois, vous n'avez plus reparlé de rien ?

ANTONIN

De rien. Et je suppose que ses intentions sont toujours les mêmes.

VAILLANT^ arec ud bon sourire.

Je ne le pense pas. Je la regardais tout à l'heure pendant que tu parlais. Essaye pour voir. Je vais vous laisser seuls, tu es en veine d'éloquence, hardi, là !.. Tâche de la décider, et si c'est oui, passe au bureau pour me le dire. Je serais si heureux, je rêve ce mariage depuis si longtemps I Surtout ne bredouille — pas... nom d'un chien!. . pas de le... le... enfin, n'estce paS?«.. Et puis si tu m'en crois... (posant sa tasse et lui ôtant ses lunettes.) Tu 63 bleU miOUX SaUS tCS luncttCS. (jetant sa serriette et appelant d'une voix de clairon.) Fillette !

LYDIE, entre avec un plat couvert.

Voilà, père !

Vaillant.

Mais, sapristi ! mon enfant, regarde l'heure, notre belle visite m'a mis en retard, je file vite au bureau.

LYDIE

Comment, tu ne veux pas?...

p LA LUTTE POUR LA VIE.

VAILLANT, prenant des cerises fur le bolTet.

Ri^n qa'une poignée de cerises que je croquerai dans 3>scaliftr comme un vieux gamin. Toi, finis de déjeuner, mi^' lionne, tu n'as rien mangé. Antonin te tiendra com]m^nie. Justement, il a quelque chose à te dire... quelque chose que je contresigne des deux mains.

tl Lui ^n'Toiù lin baiser, sort en fredonnant et referme la porte sur eux.

Aime-moi, la belle, Et je Vaimerai...

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