ACTE TROISIÈME
ANTONIN
Y songez-vous, Lydie?... Partir! quelle tristesse pour ce pauvre homme dont vous êtes toute la vie I
LYDIE
Oui, oui, mais il le faut I N'essayez pas de m'attendrir. J'ai assez de peine, il le faut. Ce que je vous demande, c'est d'être près de lui quand il aura la nouvelle, de ne pas le laisser seul... Vous mêle promettez?
ANTONIN
Je vous le promets.
LYDIE
Merci.
ANTONIN, sans la regarder.
C'est loin où vous allez?
LYDIE
Très loin .
ANTONIN
C'est pour longtemps?
LYDIE
Oh ! très longtemps.
4NT0NIN
Et lui, est-ce qu'il part avec vous ?
LYDIE, surprise, le regardant.
Lui?
ANTONIN, bas.
Oui, je comprends... il viendra vous rejoindre... Paui Astier!...
ANTONIN
LYDIE
Vous savez donc?... c'est connu de tout le monde, n'eat-cc pas?
ANTONIN
Vous m'îivez dit que vous en aimiez un autre, j'ai chenille 1 D'ailleurs, il ne se cachait guère, (violemment.) Maiâ oiiNn. ce départ est donc indispensable?
LYDIE
Indispensable.
Aujourd'hui ?
Aujourd'hui,
ANTONIN
Ht pour quelle heure?
LYDIE
Dau^ UD moment.
ANTONIN, regardant autour de lui.
Vos bagages sont prêts?
LYDIE, sourire narré.
J*ai tout ai qu'il me faut.
ANTONIN, après an silence.
VoyoUîi, puisque vous vous en allez seule... voulezvoiia que je prévienne maman? Voulez- vous qu'elle \ous accompagne? Elle comprend tout, celle-là!... Elle a eu LuTit de misère!