ACTE TROISIEME
LYDIE, les dents serrées. ^
Non, non, merci... besoin de personne.
ANTONIN
Laissez-moi au moins vous conduire jusqu'à la gare ?
LYDIE
Je vous en prie, non.
ANTONIN, avec effusion.
Je suis votre ami pourtant.
LÏDIE.
Et un noble esprit... et un grand cœuri j'aurais dû... j'aurais voulu... mais il est trop tard... j'ai passé à côté de mon bonheur sans le voir... j'y songeais là,
en vous écoutant. (Un sllence, pais avec élan.) Ah ! Oui, VOUS
avez raison, cet homme est un scélérat. U m'apparaît bien tel qu'il est, maintenant... Comme il s'est servi de moi, comme il m'a salie, brisée... Et je l'aime encore...
ANTONIN, très éma.
Ouiy quand on aime, c'est cela... tout à fait cela. On a beau voir, savoir, se répéter les choses... le, le... enfin, n'est-ce pas? (sangiot.) on aime encore...
LYDIE, très émue.
Adieu, mon ami, je compte sur vous !
il fait un sig e : Oui, el suri précipitamment.