TOTAL
Anvers
Brabant
FI. Occidentale.
FI. Orientale ••
Hainaut
Uège
LinÀDOurg
Luxembourg..
Namur
Le Royaume
X3,959 ax^55
lU
3,4x0 xx,33x
16,560 xo,6i5
aïo X849
Pour se rendre compte de la valeur de ces chi£Bres» il faut les comparer avec ceux de Tannée précédente. Void comment, en décembre 1878, sous le régime de la loi de 1842, étaient répartis les 6S7749 élèves des écoles primaires :
A. StaUiisementi inipaetAi :
jo Ecoles communales • • • 5^7,4x7 %
20 — adoptées 66,92X \ 597,624
30 — privées 3.286 S
B. Bt&Uiasemsiits lilvrM 90,125
Ensemble : 687,749
Soit, pour les écoles soumises au régime légal, 85.9 pour cent de la population scolaire, et pour les écoles libres, seulement 13.1 pour cent
Un an aprè$, sous Tempire de la loi de 1879, les écoles officielles ou subsidiées avaient donc perdu 367,123 élèves,^ soit 59.7 pour cent de leur population en 1878; les écoles libres en avaient gagné 288»162«
CAtholioviM oAcMIm
Dans un certain nombre de communes» la comparaison était absolument écrasante pour le gouvernement. Qu*oo en juge par ce tableau de la situation scolaire, dressé au commencement de novembre dans 24 communes de rarron* dissement de Courtrai :
Aelbeke • • Bavichove • Belleghem • Bisseghem .
Bossuyt . .
Coyghem. .
Cuerne • • Deerlyk . .
Desselghero Dottignies .
Herseaux • Heule . . .
Hulste X83
Kerkhove • • • 90 Lauwc. • • • • 329 Lendelede • • • 474 Luingue • • « Marckc • • • Moen ....
Ooteghem . • Rolleghem . • Saint-Genoîs • Sweveghem • Waereghem .
Ensemble : Ecoles catholiques : 7280 élèves.
Ecoles officielles : ^3 élèves.
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Cependant, la situation n'était pas partout aussi brillante. Si, dans les cinq provinces flamandes, les catholiques étaient en forte avance sur les libéraux, le gouvernement avait, par contre, Tavantage dans les quatre provinces wallonnes.
Diverses circonstances expliquaient cette différence entre le succès relatif des deux enseignements. Les Flandres s'étaient trouvées, lors des élections de 1878, préparées à soutenir la lutte; elles possédaient un nombre relativement considérable d'écoles libres, et les ressources pour en créer de nouvelles y étaient abondantes; il en était de même dans le Brabant et dans plusieurs régions de la province d'Anvers et du Limbourg; au surplus, la vivadté du sentiment religieux avait opéré des merveilles dans toute la partie flamande
du pays, même dans les grandes villes» où le succès de renseignement officiel était, cependant, beaucoup plus marqué que dans les campagnes. Dans les provinces wallonnes, la générosité des catholiques avait élevé, avant 1840, de nombreuses écoles, mais la plupart avaient été abandonnées aux communes; les catholiques se trouvèrent ainsi pris au dépourvu, et cela principalement dans les provinces les plus pauvres» celles de Namur et de Luxembourg. D*autre part, la province de Liège et le Hainaut, centres industriels très développés et foyers du libéralisme belge, étaient des milieux peu favorables à Texpansion de l'enseignement libre. En Hainaut, l'initiative des catholiques avait d'ailleurs été paralysée par la folie qui frappa leur évêque, Mgr Dumont D'une manière générale, le succès de l'enseignement libre était plus grand dans les régions agricoles, moindre dans les circonscriptions industrielles ou urbaines.
En octobre 1880^ les délégués des comités provinciaux de l'enseignement libre décidèrent de procéder à un nouveau recensement scolaire. Il était bon de se rendre compte du chemin parcouru en une année; d'autre part, cette publication devait suppléer au silence absolu que gardaient sur les résul* tats du nouveau régime les exposés annuels, du gouvernement et des provinces.
La date du recensement, qui s*étendit à la fois aux écoles primaires et gardiennes, fut fixée au 15 décembre 1880. Chaque comité provincial reçut à cet effet des instruo-
tions détaillées et envoya dans toutes les communes de sa circonscription des bulletins de renseignements à remplir par les comités locaux et par les inspecteurs. Les bulletins étaient retournés après quelque temps, munis des indications demandées; leurs constatations étaient conâgnées dans des cahiers; ceux-ci étaient finalement expédia au comité provincial du'Brabant
En réalité, le recensement fut Tœuvre de M. Malou. Cétait lui qui, avec une infatigable ardeur, classait les renseignements fournis par les provinces; ce fut lui qui écrivit lettre sur lettre aux comités locaux et provinciaux dont les données , paraissaient incomplètes ou inexactes; lui qui coordonna cette énorme quantité de documents, pour en ' dégager des vues d*ensemble sur la situation scolaire du pays.
Les résultats de cet immense travail furent publiés par M. Malou au mois de mars 1881, dans une brochure d'une trentaine de pages (1); la brochure était accompagnée d*un diagramme en couleurs, que nous reproduisons id et qui montrait sous une forme palpable les forces respectives des deux enseignements.
Cette statistique eut un grand retentissement dans tout le pays. Nous lui empruntons les tableaux qui suivent :
(1) J. Malou, Rectnsement dt la ^pulation des écoUt primaires at gardiennes au i$ décemhre i89o.
Bcolei primaires.
PROVINCES
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Le Royaume,
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Bcoles gardiennes.
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PROVINCES
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