‹ La lutte scolaire en BelgiqueChapitre 12 sur 34 · VII. — Les résultats généraux à la fin de i88o · texte numérisé non relu

VII. — Les résultats généraux à la fin de i88o

La rentrée des classes en octobre 1879. — Comparaison entre la situation scolaire de décembre 1879 et celle de décembre 1878. ^ Succès relatif des deux enseignements dans les diverses parties du pays. — L»e recensement du zS décembre 1883. ^ Conclusions qui s'en dégagent.

En trois mois de temps, avec un courage et un élan dont on retrouverait difficilement Texemple dans llibtoire^ les catholiques avaient improvisé, en face de l'ennemi, le splendîde édifice de l'enseignement primaire religieux et libre (i). Il appartenait au pays de se prononcer entre eux et les libéraux, de décider librement dans quelles écoles iraient ses enfants, enjeu de la lutte qui se déroulait sous ses yeux.

La réponse du pays fut un éclatant triomphe pour les catholiques. Dès la rentrée des classes, au 1^ octobre 1879, la grande majorité de la population scolaire désertait l'ensdgnement officiel et prenait place dans les écoles fondées par le zèle du clergé et la générosité des fidèles. Ainsi se justifiait ce défi jeté à la gauche par le baron Kervyn. pendant la discussion parlementaire : c Une seule chose manquera à vos écoles, et c'est ce qui remplira les nôtres : la confiance des familles! (2) >

(0 Les catholiques belges fondèient, rien qu'en un an, A partir du ▼ote de la loi de i8;q, 2064 écoles libres. Eu 1884, fls en avaient 388$, desservies par 8713 instituteurs et institutrices.

(a) AmfM/es pariemetUmirês d€ ta Chambrt dn nprétaUanU^ 187SiS79.p-M^

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Le gouvernement avoua lut-mênfie, i Touveiture &^ Vannée scolaire, une perte de 33 pour cent sur la population des écoles communales; mais cette proportion était manifestement au dessous de la vérité (1); elle se modifiait d*aiIleurB tous les jours au profit des catholiques, car de nouveaux établissements libres ne cessèrent de s*ouvrir, pendant les mois d'octobre, novembre et décembre, et chacun d*eux étsdt aussitôt pris d*assaut par de nombreux écoliers, restés jusque là chez leurs parents ou fréquentant provisoirement les écoles officielles. A la fin de novembre, lorsque les trois quarts des communes environ furent pourvues d*une ou de plusieurs écoles catholiques, la population de celles-d dépassait, pour l'ensemble du pays, les trois cinquièmes du nombre total des élèves, tandis que renseignement neutre n*ea comptait pas deux cinquièmes.

Une statistique de la fréquentation des écoles, dans tout le pays, fut dressée en décembre, par les soins du comité de renseignement libre du Brabant; en voici les résultats, tels que les publia M. Maloa :

(t) M. Van Humbeeck n'aocasa qu'une perte de 171,393 élèvei. >Cals, poor aniver i ce chiffre, il avait réduit de 17,000 le nombre des élèves fréqueotaiit •eu 1878 les écoles communalfs et il avait négligé dans son relevé les écoles adoptées et les écoles privées soumises à l'inspection, bien que ces écoles, soas l'empire de la loi de 1843, fussent assimilées aux écoles communales; d'autre part, il avait grossi d'environ 100,000 élèves la populatioa scolaire offideltede 1879. et cela en forçant les communes à insaire sur la liste des élèves tous les •enfants indigents qui frèquenuient les écoles l'année précédente.

PROVINCES

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