Introduction à la Pathologie générale, p
la coagulation du lait; c'est que raclivité spéciale de la présure ne se manifeste pas à nous par la forme ou Tétat du Colloïde qui la£ contient ; elle n'est pas formaiive ou du moins elle ne produit pas de forme accessible aux investigations des sens des hommes.
Nous voici donc amenés à une lutte de diastases, c'est-à-dire à un phénomène qui ne doit être étudié que dans un prochain chapitre ; toutes les fois que nous voulons analyser la lutte d'un corps vivant contre des corps de la. 2« catégorie, nous sommes conduits à des phénomènes de cette espèce; nous ne devons donc étudier ici que l'activité d'ensemble, la lutte de l'être vivant lui-même contre les colloïdes morts.
Cette lutte est évidemment différente de celle que nous étudierons plus tard, car, même si elle se réalise par l'intermédiaire de diastases, la lutte de ces diastases contre d'autres colloïdes se passe dans des conditions spéciales ; en effet, tant que le vivant reste vivant, la diastase qu'il produit se- renouvelle sans cesse si elle est vaincue par son antagoniste : et une diastase sans cesse renouvelée peut obtenir un résultat que n'aurait pas atteint une diastase produite une fois pour toutes. Il y a en outre peut-être des actions directes et non transporlables de l'être vivant.
Mais ce qui nous intéresse le plus vivement, c'est que l'être vivant, quand il est victorieux, produit toujours précisément la diastase qu'il faut pour vaincre le colloïde antagoniste ; il continue même ensuite à proiuire cette diastase quand elle n'est plus utile, ce qui, le l'ai déjà fait remarquer précédemment, est la
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démonstration directe de la loi (T assimilation fonc^ tionnelle^.
Le cas le plus intéressant de la lutte d'un corps vivant contre un colloïde mort est celui od ce colloïde mort est une diastase ayant une action digestive^ sur d'autres êtres vivants, ou, en d'autres termes, une toxine dont Tactlvité spécifique se manifeste à nous par la destruction d'un cobaye, d'une souris ou d'un pigeon. Injectée à un animal qui n'y est pas sensible, cette toxine est digérée comme un colloïde quelconque et le sérum de l'animal vainqueur devient antitoxique par rapport à elle.
C'esk là le principe delà sérothérapie; on peut même obtenir le sérum antitoxique en injectant la toxine à un animal dont l'espèce est sensible à là toxine considérée, mais qui, par un traitement spécial, a été préparé à résister à l'attaque ; nous verrons tout à l'heure pourquoi cette méthode est préférée en sérothérapie ; mais auparavant, nous devons faire une remarque extrêmement importante.
Je suppose qu'on injecte à un animal à sang froid' une toxine capable de tuer un animal à sang chaud ; il pourra se faire quelquefois ^que le sérum de l'animal à sang froid ne devienne pas immunisant pour l'animal à sang chaud. Doit-on voir là une exception à la loi générale de la fabrication des sérums spécifiques dans les cas d'assimilation physique d'un colloïde ?
Pas le moins du monde.
Un colloïde agit comme diastase dans certaines conditions, à 40° par exemple. Si, à cette température,