V. Les Influences ancesirales, op, cit
vant le corps expérimenté, il se peut que l'amibe soit avertie par son instinct ou prise au dépourvu.
L'analyse, par le goût ou Todorat, des aliments ^
familiers à l'homme, introduit donc dans le fonc- ]
tionnement général de l'organisme des actions à dis- |
lance transmises par conductibilité nerveuse; ces actions à distance se font surtout sentir là où leur utilité digestive est manifeste; peut-être se produisent-elles aussi ailleurs; nous n'avons plus le droit aujourd'hui de croire à la loi d'économie de l'effort; au contraire, nous savons que Ton trouve dans le sang de l'homme des diastases digestives qui n'y semblent pas utiles. <
Quoi qu'il en soit, ces phénomènes nerveux introduisent un élément de trouble dans les explications purement cellulaires des faits de lutte; il devient bien difûeile de localiser une rupture .d'équilibre en un point du corps; cette rupture d'équilibre se transmet probablement par des voies diverses (milieu intérieur, système nerveux) à tout l'organisme. Quand il i s'agit, non plus d'un colloïde alimentaire, mais d'un ennemi véritablement dangereux (toxine ou microbe i pathogène), il est probable que les animaux n'en ont pas une habitude comparable à celle qu'ils ont des substances comestibles; il est vraisemblable que les actions locales sont les plus importantes, mais on doit s'attendre néanmoins à un retentissement, dans tout l'organisme, de la rupture d'équilibre réalisée par l'injection et, par suite, à des efforts dépensés en pure perte.