KA SYMBIOSE NÉCESSAIRE
discàntînus peuvent, jusqu'à nouvel ordre, être attribuées à des parasites symbiotiques des espèces qui présentent ces caractères ; du moins, la distribution de ces caractères aux descendants des unions croisées des individus qui en sont pourvus s4nterprète-t-elle aisément dans l'hypothèse qu'ils sont dus à de tels parasites;^ aussi ai-je proposé de leur attribuer la dénomination générale de diathèses.
Malheureusement, dans tous les cas de caractères mendéliens, le parasite qui en serait la cause n'a encore pu être mis en évidence; on peut se dire, pour s'en consoler, que ce parasite appartient à la catégorie de plus en plus nombreuse des microbes invisibles; combien de maladies bien connues dont nous n'avons jamais vu le microbe et qui, néanmoins,^ sont sûrement microbiennes!
Les variations brusques ou mutations récemment, étudiées par De/Vries, trouveraient aussi, dans cette hypothèse d'un parasite symbiotique, une interprétation très séduisante^; mais, précisément, pour les orchidées, ce parasite symbiotique existe; il est visible et a été cultivé ; pourquoi donc ne considérerait-on pas les travaux de . Bernard comme ayant précisément fourni l'exemple cherché d'un, caractère mendélien dont l'agent déterminant est visible et cultivable?
Noël Bernard avait d'abord cru que le champignon symbiotique indispensable était le même pour toutes les orchidées; ilavait en effet obtenu un même champignon, en cultures pures, à partir d'orchidées appartenant aux genres Cypripedium, Gattleya et Spiranthes;