‹ La lycéenneChapitre 32 sur 78 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

BOUVARD puis BICHU, MADAME BICHU, SABOULOT, FINETTE, ALEXANDRIN.

ALICE, BERTHE, Les INVITÉS, puis GARLIN.

SABOULO'T, arrivant de gauche.

Messieurs, mesdames, si vous voulez venir par ici, pour

Ê lecture du contrat...

BICGHU.

Où est-il le notaire ? (Apercevant Bouvard qui est debout devant la petite table.) On m'a dit qu'il était ici... (Haut, allant à Bouvard.) Eh ! quoi, est-ce que ce serait vous ?

BOUVARD, qui ne comprend pas.

Est-ce que ce serait moi? Evidemment, c’est moi, (A part.) Qu'est-ce qu'il a?

BICGHU.

Oh! Monsieur, que d’excuses.… pour ma méprise de tout à l'heure.

BOUVARD, très aimable.

Oh ! monsieur, les méprises, ça arrive même aux gens intelligents.

BICHU.

Vous allez nous lire le contrat, hein ?

BOUVARD, ahuri.

Moi ? (Apercevant Finette qui lui fait signe que oui.) Ah! si

vous voulez. Après tout, si ça peut leur être agréable.

Tout le monde se place. Bouvard est assis devant la table,

face au publie. Bichu à sa gauche, Saboulot à sa droite, A

la gauche de Bichvu, par ordre; madame Bichu et Finette tout

à fait au premier plan ; debout derrière Finette, Alexandrio,

à la droite de Ssboulot, Berthe et Alice, les autres invités sont groupés dans cet ensemble,

as

BIGHU. | Messieurs, mesdames, veuillez vous asseoir. (A Bouvard.) D'abord, je vous présente ma fille, la future. Fiuette salue, BOUVARD, saluant.

La victime.

BICHU.

Comment !..

BOUVARD, se reprenant.

Non! C’est un terme de métier...

BICHU, présentant Saboulot.

M. Saboulot, le fiancé.

BOUVARD

Ah! parfaitement !... (Sérieusement gouailleur.) Je croyais

que c'était monsieur son père.

SABOULOT,

Hein !

BOUVARD, à peine,

Le voilà donc, l’objet. le grotesque... qui chante « Le cannibule et l'horizontale. »

CARLIN, arrivant du fond.

J'en ai assez de passer les rafraichissements. 11 n'y a personne par là... (Voyant Bouvard à sa place, le contrat en main.) Eh bien, qu'est-ce qu'il fait donc à ma place. (A Bouvard, surgissant à sa gauche.) Pardon, monsieur !

BICHU, brusquement.

Taisez-vous donc!

CARLIN, ahuri.

Ah !.. oui, monsieur.

Il va s'asseoir dans le fond.

BICHU.

Et tâchez donc de rester debout!

CARLIN, même jeu.

Ah! oui, monsieur.

BICHU.

En voilà des manières! (A Bouvard.) Monsieur, quand vous voudrez. |

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