‹ La lyre canadienne [microforme]Chapitre 101 sur 163 · D 9 RO Sd 2 SENS · texte numérisé non relu

D 9 RO Sd 2 SENS

Pour les revoir, tu vas quitter la France, Ce gai pays des jeux et des amours.

Mais la patrie est un mot bien sonore !

Nos vœux, en vain, voudraient te retenir ; Porte tes pas aux rives du Bosphore,

Mais que ton cœur nous garde un souvenir! Bis.

Oui, tu diras aux élus du prophète :

Dans ce pays, les amours, l’amitié,

De tous mes jours firent des jours de fête ;

Dans mon bonheur, ils étaient de moitié ;

Dis-leur qu'ici, chacun de nous s’honore !

Porte tes pas, etc.

Dis-leur surtout que dans notre patrie, Sous le manteau de la frivolité, On voit fleurir sciences, industrie, Que le savoir n’exclut pas la gaité ; Cite les noms dont la liste décore Ce Panthéon, livre de l’avenir.

Porte tes pas, etc.

De l'Orient jadis vint la lumière, Du temps le souffle a détruit son flambeau ; Mais aujourd’hui, l'Occident, ce bon frère, A l'Orient donne un essor nouveau ; D'un vif éclat l’horizon se colore, Rien désormais ne pourra le ternir.

Porte tes pas, etc.

beau ; frère,

Mais je me tais ! .., si je souffle.la voile, Tu vas voguer sur les flots écumeux Ë Suis ton destin, suis ta brillante étoile, Reçois ici nos pénibles adieux !

Puisse, plus tard, une nouvelle aurdre Te ramener... nous saurons la bénir.

Porte tes pas, etc.

à LA SUISSE LIBRE, | Chanson.

msg D'un maître altier fait lobjet de tes chants ; Alors que ta lyre banale

Va ramper aux pieds des tyrans ; Sur les bords du lac de Genève, Ma voix plus librement s’élève, Son élan n’est point arrêté.

De l’Helvétie,

O ma patrie !

Moi, je chante la liberté. (Ter.)

get ie mimi. moe

Air : Connu, Sprrren, quand ta muse vénale

Quand par des tyrans avilie, L'Europe esclave agite en vain ses fers ; Quand le despotisme en furie, . Parcourt, en grondant, l’univers ; Du sein riant de ses campagnes, Jusqu'au sommet de ses montagnes, Le Suisse dit avec fierté :

De l’'Helvétie, O ma patrie !

Moi, je chante la liberté,

Liberté, lien de no$ âmes, :

Lorsque des rois énchaînent ton autel, Embrase toujours de tes flammes Les cœurs des descendants de Tell,

Accours, Déesse fugitive, Puisse à jamais sur cette rive Chacun dire avec vérité:

De l’'Helvétie,

O ma patrie !

Moi, je chante la liberté,

CA US DT RARE DDR à 4

Romance,

4 Un jour pur, ete.

#eX4 fille, perdrais-tu courage ?

EX h g Sous tes doigts le fuseau languit.

° 128 Liv,

Toi seule soutiens mon gränd âge.

Par ce travail que Dieu bénit. - :

—Ma mère, un. frisson m'a, saisie ; | Le ciel m’en avertit tout bas DREUSY.

Quand reviendra Pâque fleurie ?

Le matelot ne viendra pas,

Au hameau, lorsque tont repose, Quand minuit sonne lentement,

Une ombre sur mon lit se pose ; J'entends un long gémissement.

Et puis, comme au temps où mon père Nous quitta pour.aller à Dieu,

Je vois une pâle lumière

Errer long-temps au même lieu,

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Fais gaieté

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Ah! j’espérais que sa jeunesse Pourrait consoler vos vieux Jours ; Qu’à vous soulager ma faiblesse Trouverait en lui du secours.

Pour les morts, pauvre suppliante, Lorsque j’implore l’Eternel,

Il soupire, et sa voix touchante Me dit : Au revoir, dans le ciel !”

Ma fille, à l’autel de la Vierge, Au point du jour, soutiens mes pas :

Faisons la dépense d’un cierge ; Donner à Dieu n’appauvrit pas.

Fille sage est chère à Marie, Qui protége le nautonnier,

Et fait luire pour qui la prie, Le soir, doux présage au foyer,

De ses feux sillonnant la plage L’aube à peine éclairait les Cieux, Que Notre-Dame du rivage Entendait leurs accens pieux,

Son front pur couronné d'étoiles, F’inclina vers le nautonnier ; Quand la nuit déploya ses voiles, Il était assis au foyer.

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