LE VÉRITABLE AMI
Air : Quand sur nos bords, elle me dit je t'aime,
ÆX IGNORE encor ce qu’amour me destine ;
ES Mais l’amitié me dit en ce séjour:
Lindor, Lindor, laisse-là ta Caroline, Et que l’honneur l’emperte sur l'amour.
Je ne dois plus d'ane plainte incessante Importuner l'Eterne} aujourd’hui ; Oui, je perdrai le cœur de mon amante
< ë Bt L Pour conserver celui de mon ami ! à
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Jeunes amans, que.le désir enflamme, A votre amour gardez-vous d'obéir :
On peut aimer, adorer une femme ; Mais un ami, nous devons le chérir.
N'éteignez pas dés senitimens durables, |
Puisqu’en ce sièéle on n'aime qu’à demi ;
Vous trouverez mille femmes aimables ;.
Muis pourrez vous rencontrer un ami ? |
HE De la forêt je traverse l'enceinte, ,,,, | “En tôyageant dans loibre de la nuit.
Oh! lexistence en ce lieu semble éteinte ; L'oiseau nocturne à mon aspect s’enfuit.
Son cri plaintif vient frapper mon oreille, Et dans mon cœur jette un mortel ennui Dieu ! tout ici repose et tout sommeille, Et moi je pleure un'généreux ami!
Dans la douleur et la monotonie
Un malheureux coule de tristes jours ;
Pour lui là nuit est pleine d’insomnie, n'as Et le chagrin le tourmente toujours, : “à 6:
En vain. son Dras repousse Ja misère: nl ?
ir. La mort; déjà. le,surmonte à demi, D +6
te: Mais tont à coup, ik se dresse, il espère :
Sur son cherñin. il: rencontré un ami! :!
Jeunes beautés, on: vous fait des outrages ;
a sP£REz !!! est le mot d'usage : 5 Qu’au sein du monde, à chaque pas,
et Lt
Fidèle ami, peut-être amant volage, Cest de Lindor les plus vrais sentimens.
Et puis, x jour, à mon heure dernière, Dans le tombean pour tonjours endormi,
+ 1 . 7 CN Oh! que mon Corps, vaine et froide poussière Soit arrosé des larmes d'un ami !
Sexe enchanteur, dédaigne nos serrients !
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At : Depuis long temps j'aimais Adèle,
Nous répète un commun langage, Contre tous les maë% d’ici bas,
Mais, quand plus rien ne nous console, Comment se laisser décevoir Au bnnt d’une vaine parole ?
Et qu'espérer ?.. Quand il n’est pins d’espoir !
‘ments !
nens.
ère,
mi, poussière
Hors MATA SL
Is, sole,
espoir !
‘Le bonkaur: dit-on, n’est qu'un rêve:
‘ Come il passe, il peut révenir.
Mais en est-il qui nous enlève
Le trait d’un cruel souvenir ?..
Ah ! quand ’païx nous est favie, Que nous importe d’eéntrevoir L’éclat d'un béau joür dé la vie,
Où nos regards ne puisent plus d’éspoir ?
Souvent, aux transports de la joie
LEE TL'où préfère dé tendrés pleurs ;'
Notre âme alors, qui s’y déploie, Trouve du charme à ses douleurs.
Mais quand la peine. solitaire, Pèse au cœur du poids le plus noir, Hélas ! qu’une larme est amère,
Si, dans son deuil, il n’entre plus d’espoir !
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