‹ La lyre canadienne [microforme]Chapitre 133 sur 163 · LE VÉRITABLE AMI · texte numérisé non relu

LE VÉRITABLE AMI

Air : Quand sur nos bords, elle me dit je t'aime,

ÆX IGNORE encor ce qu’amour me destine ;

ES Mais l’amitié me dit en ce séjour:

Lindor, Lindor, laisse-là ta Caroline, Et que l’honneur l’emperte sur l'amour.

Je ne dois plus d'ane plainte incessante Importuner l'Eterne} aujourd’hui ; Oui, je perdrai le cœur de mon amante

< ë Bt L Pour conserver celui de mon ami ! à

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Jeunes amans, que.le désir enflamme, A votre amour gardez-vous d'obéir :

On peut aimer, adorer une femme ; Mais un ami, nous devons le chérir.

N'éteignez pas dés senitimens durables, |

Puisqu’en ce sièéle on n'aime qu’à demi ;

Vous trouverez mille femmes aimables ;.

Muis pourrez vous rencontrer un ami ? |

HE De la forêt je traverse l'enceinte, ,,,, | “En tôyageant dans loibre de la nuit.

Oh! lexistence en ce lieu semble éteinte ; L'oiseau nocturne à mon aspect s’enfuit.

Son cri plaintif vient frapper mon oreille, Et dans mon cœur jette un mortel ennui Dieu ! tout ici repose et tout sommeille, Et moi je pleure un'généreux ami!

Dans la douleur et la monotonie

Un malheureux coule de tristes jours ;

Pour lui là nuit est pleine d’insomnie, n'as Et le chagrin le tourmente toujours, : “à 6:

En vain. son Dras repousse Ja misère: nl ?

ir. La mort; déjà. le,surmonte à demi, D +6

te: Mais tont à coup, ik se dresse, il espère :

Sur son cherñin. il: rencontré un ami! :!

Jeunes beautés, on: vous fait des outrages ;

a sP£REz !!! est le mot d'usage : 5 Qu’au sein du monde, à chaque pas,

et Lt

Fidèle ami, peut-être amant volage, Cest de Lindor les plus vrais sentimens.

Et puis, x jour, à mon heure dernière, Dans le tombean pour tonjours endormi,

+ 1 . 7 CN Oh! que mon Corps, vaine et froide poussière Soit arrosé des larmes d'un ami !

Sexe enchanteur, dédaigne nos serrients !

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ent oRgmamée, 000 moe mat

At : Depuis long temps j'aimais Adèle,

Nous répète un commun langage, Contre tous les maë% d’ici bas,

Mais, quand plus rien ne nous console, Comment se laisser décevoir Au bnnt d’une vaine parole ?

Et qu'espérer ?.. Quand il n’est pins d’espoir !

‘ments !

nens.

ère,

mi, poussière

Hors MATA SL

Is, sole,

espoir !

‘Le bonkaur: dit-on, n’est qu'un rêve:

‘ Come il passe, il peut révenir.

Mais en est-il qui nous enlève

Le trait d’un cruel souvenir ?..

Ah ! quand ’païx nous est favie, Que nous importe d’eéntrevoir L’éclat d'un béau joür dé la vie,

Où nos regards ne puisent plus d’éspoir ?

Souvent, aux transports de la joie

LEE TL'où préfère dé tendrés pleurs ;'

Notre âme alors, qui s’y déploie, Trouve du charme à ses douleurs.

Mais quand la peine. solitaire, Pèse au cœur du poids le plus noir, Hélas ! qu’une larme est amère,

Si, dans son deuil, il n’entre plus d’espoir !

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