‹ La lyre canadienne [microforme]Chapitre 16 sur 163 · LA VARSOVIENNE · texte numérisé non relu

LA VARSOVIENNE

AtR: (No. 11.)

ETS s'est levé, voici le jour sanglant,

PUS Qu'il soit pour nous le jour de délivrance: Dans son essor voyez notre aigle blanc Les youx fixés sur l’arc-en-ciel de France.

Au soleil de juillet, dont l’éclat fut si beau, Ï a repris son vol, il fend les airs, il crie : Pour ma noble patrie, Liberté : ton soleil ou la nuit du tombeau.

Polonais, à la baïonnette, C’est le cri par nous adopté, Qu’en roulant le tambour répète :

À la baïonnette !

Vive la liberté !

‘ Guerre! À cheval, Cosaques des déserts, “ Sabrons, dit-il, la Pologne rebelle.

“ Point de Balkans! ses champs nous sont ouverts, “ C’est au galop qu’il faut passer sur elle !”? Halte! n’avancez pas! ses Balkans sont nos Corps : La terre où nous marchons ne porte que des braves, Rojette les esclaves,

SE Et de ses ennemis ne garde que les morts,

Polonais, cte.

Pour toi, Pologne, ils combattront tes fils, Plus fortunés qu’au temps où la victoire Méêlait leur cendre aux sables de Memphis,

Où le Kremlin s’écroula sous leur gloire.

Des Alpes au Thabor, de l’Ebre au Pont-Euxin, Ils sont tombés, vingt ans, sur la rive étrangère, Cette fois, Ô ma mère,

Ceux qui mourront pour toi dormiront sur ton sein, il Polonais, ete. L

Viens, Kosciuszko, que ton bras frappe au cœur Cet ennemi qui parle de clémence; En avait-il, quand son sabre vainqueur Noyait Praga dans un massacre immense, Tout son sang va payer le sang qu'il prodigua ; Cette terre en a soif, qu’elle en soit arrosée, Faisons sous sa rosée

Reverdir le laurier des martyrs de Praga, Polonais, etc,

Nous les vaincrons ; nos femmes les défient O mon pays, montre au géant du nord Le saint anneau qu’elles te sacrifient,

| verts, - Allons, guerriers, un généreux effort !

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Que par notre victoire il soit ensanglanté ; Marche, ct fais triompher au milieu des batailles L’anncau de fiancailles, Qui t'unit pour toujours avec la liberté !

Polonais, cte,

À nous, Francais! les balles d’Iéna

Sur ma poitrine ont inscrit mes services,

À Marengo le fer la sillonna :

De Champ-Aubert comptez les cicatrices.

Vaincre et mourir ensembie, autrefois fut si doux. Nousétionssous Paris! Pour de vieux frères d’armes

N’aurez-vous que des larmes ?

Frères, c'était du sang que nous versions pour vous, Polonais, etc,

O vous, du moins, dont le sang glorieux

S’est, dans l’exil, répandu comme l’onde,

Pour vous bénir, mânes victorieux,

Relevez-vous de tous les points du monde !

Qu’ilsoit vainqueur, ce peuple, ou martyr comme vous, Sous le bras du géant, qu’en mourant il retarde,

Qu'il tombe à l'avant-garde, Pour couvrir de son corps la liberté de tous. Polonais, ete,

Sonnez, clairons ! Polonais, à ton rr1g!

Suis sous le feu ton aigle qui s’éiance.

Re

2 à a, hrs

La liberté bat la charge en courant, | Et la victoire est au bout de ta lance, h Victoire à l’étendard que l'exil ombragea 4 Des lauriers d’Austerlitz, des palmes d’Idumée ! | Pologne bien-aimée, | Qui vivra sera libre, et qui meurt l’est déjà ! Pologne, etc.

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l’armes

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