‹ La lyre canadienne [microforme]Chapitre 21 sur 163 · LE VIEUX SOLDAT · texte numérisé non relu

LE VIEUX SOLDAT

Romance.

AR, T'en souviens tu,

2 Mt fidèle, écho du bois sauvage |

« & 59 AN © pi ne “ Toi, qui toujours sus répondre à ma Voix, ) Roedis les ma wa soufferts mon courage ; “ Rotrace-l, pour la dernière fois.

‘Sans nul asile, après vingt ans de guerre, a “ N’espérant plus les dangers du combat, “ Seul j’habitai cet humble coin de terre, ) En attendant la mort du vieux soldat !

“ Lorsque jadis l’aile de la victoire

‘Aux bords lointains portait nos étendards,

‘ Combien ce fer, étincelant de gloire,

‘ Avec orgueil brillait à mes regards !

“ Même aujourd’hui, partageant ma misère, ns ‘ Il a gardé le feu de son éclat, ‘ Et semble dire au chaume solitaire :

‘ Attendons-nous la mort du vieux soldat ?

“ Viens, mon habit, que je t’ad acore !...

“ Réjouis-moi de tes nobles couleurs.

“ Pourquoi montrer la croix qui te décore ?

‘ A son aspect je sens couler mes pleurs.

Quand nous étions sur le champ de bataille, « “ Le sort voulut qu’un boulet m'épargnât ;

“ Et je vous vois... 1à!... sur un peu de paille, ‘ Attendre enfin la mort du vieux soldat ! |

“ Jours d’Austerlitz, de Wagram, de J cmmape, Je *] .

“ Mon cœur palpite # votre souvenir ; ‘ Ah! pardonnez la plainte qui m’échappe !… - “ Depuis long-temps je n’ai plus d'avenir.

‘ Sur ce rocher, souvent baigné de larmes, ‘ Que j’ai maudit et le traître et lingrat !

a “ Mais, plus tranquille, appuyé sur mes arimnex,

“ J'attends en paix la mort du vieux soldat !”? ! Déjà la nuit remplaçait la lumière, |

| Un voile épais couvrait l'azur des cieux ;’ | Sa voix s’éteint !... Il ferme la paupière !.… | Côteaux, vallons, ont reçu ses adieux !

Soudain alors, au sein du bois sauvage, D'un coup de foudre a retenti l'éclat. | Et, le matin, l’oiseau dans son ramage

Eut à pleurer la mort du vieux soldat !

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Lasnage.

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ore ? ll 's. 4 | MEL 4 LE CHANT D’AMOUR. | | ât ; 3 À paille, | t! l Barcarolle. f

l Li unape, | Air: (No, 12.) | pe l.. | R222#uwanD sur les monts qu’elle dessine, | D | LE La lune apparait lentement, | ui Viens sur la plage de Messine, c! « Viens me chercher, Ô mon amant.

armes, Fille charmante sur la Dune, at!” | Ainsi tu parlais ce matin ;

| Arrive donc, déjà la lune

| S’élève sur le mont lointain. (bis)

| Viens, j’ai tendu mes blanches voiles, du | - Et jusqu’au jour, (bis.)

Nous irons chanter aux étoiles, Un chant d’amour, (ter.)

O volupté, voguer ensemble, Ne plus voir au loin que les cieux, Et que la mer qui tremble, Sous leur dôme silencieux.

Oublier la terre et le monde,

an

mate dou

ITS Depuis quinze ans, on m’a fait caporal

Les surveillants et les jaloux :

Sourire au ciel, sourire à l’onde,

Et nous sourire ensuite à nous. (bis.) Viens, etc.

L’heure s’écoule, et sur la grève, Seul je languis depuis longtemps, La lune aux cieux, toujours s’élève, Arrive done, 6 je t’attends.

N’ai-je pas vu dans la nuit sombre, Ton voile par l’air agité, Scrait-ce toi, n’est-ce qu’une ombre ?

Oui c’est toi-même, ô ma beauté, (bis.) Viens, le zéphir enfle mes voiles,

Et jusqu’au jour, (bis.) Nous allons chanter aux étoiles,

Un chant d’amour, (ter.)

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