IV É
et les plus célèbres, tout en les intercalant des vieux he chants qu’il faut conserver en les publiant, si l'on ne | de veut les perdre pour jamais. Le pays possède en ce NH genre un type qui lui est particulier, mais qui a déjà A disparu, bien qu’il ait le mérite d’une poésie simple, qu’on ' Fe pourrait même appeler celle de la nature. Les chansons A de voyageurs canadiens dont les airs et le rythme s’a- Ke daptaient si bien au mouvement des avirons, méritent 040 de conserver leur place parmi nos poésies nationales, HA
Les règles de la prosodie y sont méconnues; mais cela prouve leur complète originalité et leurs défauts ajou-. tent à leur prix. Qui changerait le chant si doux, si naïvement plaintif, mais pourtant incorrect, contre les plus belles productions des poètes classiques, aidés des plus célèbres musiciens. Nul canadien ne consentirait à cette profanation, car on ne pourra qu'y perdre.
‘e L'éditeur de ce recueil, qui remplira une lacune À
dans nos bibliothèques, sur la table de nos salons et qui trouvera bien sa place dans la chaumière, ose espérer que l’encouragement qu’on lui promet lui permettra d’étendre sa publication à plusieurs volumes si le premier ne peut renfermcr tout ce qui paraîtra digne d’être conservé, soit à cause du mérite même des productions, soit
. pour leur antiquité, soit enfin en considération de leur origine canadienne.
A la fin du volume il rassemblera la musique des chansons qui sont adoptées comme nationales, celles des chansons et romances nouvelles, enfin une collection d’airs, de rythmes différents, sur lesquels pourront s’a- | dapter les chansons dont on ne connaîtra pas la musique. |
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irait he | Sue la claire fontaine, qui grcry Men allant promener, érer | J’ai trouvé l’eau si belle, Li Que je me suis baigné ; con- Il y a longtemps que je t’aime, soit Jamais je ne t’oublirai.
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ds J'ai trouvé l’eau si belle des | Que je me suis baigné, tion | Et c’est au pied d’un chêne, s’a- Que je m’suis reposé, que, | Il ÿ a longtemps etc.
Et c’est au pied d’un chêne Que je m’suis reposé,
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Sur la plus haute branche Le rossignol chantait ; Il y a longtemps cte.
Sur la plus haute branche
Le rossignol chantait ;
Chante, rossignol, chante,
Toi qui as le cœur gai; * H y a longtemps ete.
Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai, Tu as le cœur à rire, Moi, je l’ai à pleurer; 4 (D Jl y a longtemps etc.
Tu as le cœur à rire, Moi, je l’ai à pleurer, J’ai pordu ma maîtresse !
Sans pouvoir la trouver Il y a longtemps etc.
J’ai perdu ma maîtresse, | Sans pouvoir la trouver ; | Pour un bouquet de rose Que je lui refusai ;
Il y a longtemps etc.
Pour un bouquet de rose Que je lui refusai ; Je voudrais que la rose Fût encore au rosicr,
Il y longtemps cte.
Je voudrais que la rose Fâût encore au rosicr ; Et que le rosier même Fût dans la mer jeté.
I y longtemps ete.
LE VÊRITABLE AMOUR.
Romance.
Atr (No. i.)
Ras PU demandes Marie, as RS l'amour cst menteur; Si deux fois dans la vic, On peut donner son cœur ?..
Non, non mon ange, non, non mon ange,
Jamais le cœur ne change,
RsssRReg Mage ser purgenaanee
RE
L'amour d’un jour, l'amour d'un jour, Ce n'est pas de l'amour,
Celle qui, sur la terre
Seule a pu nous charmer,
On l’aima la première,
On doit toujours l'aimer.
Crois-moi, mon ange, ete.
Mais l'amour pur rayonne ;
Le temps le rajeunit,
Le malheur le couronne,
Et le ciel le bénit !....
Oh! non mon ange, etc.
Lorsque vient la mort même,
Le cœur va sans regret,
Attendre ce qu'il aime!....
Revoir ce qu'il pleurait !....
Oui, dans le Ciel, dans le Ciel même Toujours, toujours on s'aime !
Comme le Ciel, comme le Ciel, L'amour est éternel !
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