PREFACE III
Vancîen péril soit écarté pour toujours? D'autre part, les convoitises des pays voisins sont demeurées les mêmes. Toutes ces questions ont donc gardé le caractère d'actualité qu'elles avaient il y a trois ans.
Nous n'avons pas connu M. Edmond Bouchié de Belle. La force et la justesse de ses analyses nous le font regretter davantage. Elles nous font regretter aussi qu'il n'ait pu appliquer son lucide et vigoureux esprit aux nouvelles difficultés de la question macédonienne. M. Bouchié de Belle est mort pour la France, et c'est une magnifique intelligence perdue. Comme sa vie, il l'avait rrîise au service de son pays. Il nous aura du moins laissé ce livre et il faut remercier sa famille de le publier. Pour notre part, nous la remercions de nous avoir fait l'honneur de nous charger de le présenter au public.
Cet ouvrage restera. C'est un document de premier ordre et il sera toujours consulté avec fruit. La guerre, qui a changé bien des choses, n'a pas changé la géographie. Et c'est en hisloire surtout, et en politique, qu'il est vrai de