‹ La Macedoine; Le chemin de fer de BagdadChapitre 2 sur 54 · canons de campagne (II' plus que l'armée française · texte numérisé non relu

canons de campagne (II' plus que l'armée française

La domination allemande s'étendrait de Hambourg jusqu'au golfe Persiquc:

L'unicjn douanière de lEurope centrale formerait aux mains des llobenzollern un formidable instrument de domination éconoudque. Nos industriels en su}q)orteraient nécessairement le joug commercial et nos millions d ouvriers n'écbapperaient pas aux inéluctables répercussions matérielles etsociailesdes détestables conditions de concurrence dans lesquelles se trouveraient placés leurs employeurs.

Ce n'est pas tout.

XIV l'UKKACi;

('.clli' (ii'aiul('-.\ll('iiiai;iii'. l'Ilr iiiirail Ix'Miiii ili' cdldiiics plus ('iu-<irr (|ni' I l'Jii|iii-(' d iiiij<iiiid liiii. ( tr. il cxislc (|(''> inaiiili'iiaiil un l'ail ddiil irialiicurciiscmiMil, ])faucuii|i de coldiiiaiiv iVaii- (;ais lie |)ai'aiss('nt pas frappes, d'^si qu'en raison lie su juijinliiliiiii. (le saii rtimuincc cl dr ses lurduirrcs arijHisiliiiiis iliuilrr iiivr. ihiiis îles riuixiiis Inijiinilcs imjirnjin's à la rnldiiisalKui de jinijilfiiinit . I À lloiiaijiie a l)lic< il'iiilri'rl l'iiriiri' ijiic l'A iifilclciri' li sciiijiavvr (les Cdldiiirs I l'a lira isi's.

Iiiiag'inc/. ce ipi!' scraicnl I Algri'ir. la 'runisii', Madagascar, rindo-ilhiuc. pour la Gi'aude-Allen)aiïn(3 doul certains colmiiaux adinidlenl uu souliailcut niriiie la rùalisalioii.

Or, CCS territoires coloniaux i|ni' nous a\ons etcpie nous devons conserver, est-ce une France de 40 millions d'habitants qui pourrait s'opposer à leur conquête, alors qu'elle aurait laissé détruire l'Autriche et refouler la Russie en Asie par une Allemagne de 70 millions d'habitants ?

Le bon sens seul suffit à répondre.

Donc, bien loin d'être contradictoires. le |)i'0blème de l'Europe centrale et celui de la grandeur de la France outre mer sont complémentaires ettout l'rançais connaissant ce qui esi dans le iiiiiiidc devrait reconnaître que la stabilité colo-

l'KKKAC.K XV

iiia'i' (ic la l'iMiicc a |M)iir <(Miilili(iii iiii'iin' I iiili'- ^rilc (le rAiili'iclic.

('.('ssoiis (le l'ain' ilrs ilisliiicliiiiis clrdilcs (4 alisdiiics.

Il M \ a (le hoiiiic |i(i|ili(|ii(' |i(issil)li' ([lie cclli' qui prucrdc ili' " viii's iiaiioraiiiiinics ». c'cst-àdii'c (jue celle en iiiesiii'e iralii'ibiier à cliaqiK^ élément essenlii'l. sans en i'\ee|i|er un seul, su valeur pro[)i'e. (Test, |Miui(|U(ii. selon moi, il n y a pas de politique coloniale el pas de [lolitique coidinentalc séparées: aucun clniiv falal entre 1 une ou l'autre ne s'impose.

// // (( lit iiiihlKjKc ciirriciiri' ilc lii l'^nnicr. niiiijinr- Idiii hiiilût desopéralioiisœluuiaU's, lesquelles d'ailleurs iif rriississetit que si la mélrupole est puissante et respcriée, et linitôl des actes de sanoeijarde eoittinentale, jiiissililes seulement si l'anurr fraiiraise est en hon état matériel el surtuut iiinial.

Paris, le 3 avril 1903.

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CHEJuiN m mil m mgdad

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