DESCRIPTION DES APPAREILS
de cuir lié par des courroies. Au devant de ce bracelet, qui leur fournit un solide point d’appui, sont établies les différentes pièces de l’appareil. C’est , d’abord , une caisse plate de caoutchouc fortement maintenue en avant du bracelet ; cette caisse communique, par un tube de transmission, avec les appareils enregistreurs. Toute pression exercée sur la caisse de caoutchouc fait mouvoir le levier enregistreur correspondant.
Il s’agit que tous les mouvements du pied du cheval se traduisent par des pressions sur la caisse de caoutchouc; dès lors, tous ces mouvements seront signalés par les leviers enregistreurs.
A cet effet, une pièce de cuivre , inclinée à 45 degrés environ, s’articule à son extrémité supérieure par une sorte de charnière, tandis que son extrémité inférieure est reliée par une tige solide à la face antérieure de la caisse de caoutchouc contre laquelle elle s’appuie par l’intermédiaire d’un disque plat. Enfin, sur une tige parallèle à la pièce de cuivre glisse une balle de plomb dont on fait varier la position pour augmenter ou diminuer la pression que ce système articulé exerce sur la caisse de caoutchouc.
La fonction^'de cet appareil est analogue à celle de l’instrument représenté figure 28 et destiné à signaler les réactions qui se produisent dans les différents modes de locomotion. Seulement, l’inclinaison des pièces oscillantes leur permet ici
Fig. 43. — Appareil destiné à signaler les appuis et levés du sabot du cheval.
d’agir sur la membrane dans les mouvements d’abaissement, d’élévation et de transport horizontal du pied.
Quand le sabot rencontre le sol, la balle tend à continuer sa course et comprime brusquement la caisse de caoutchouc.
Fig. 44, — Cette figure représente le cheval au trot muni des différents appareils explorateurs et le cavalier portant l’enregistreur des allures. — Sur le garrot et sur la croupe, sont des appareils explorateurs des rcacUccs.
Quand le pied se lève, l’inertie de la balle produit à son tour une compression, par un mécanisme déjà décrit à propos de la figure 2S.
Grâce à l’obligeance de M. Pellier, nous avons pu expérimenter sur plusieurs chevaux qu’il montait lui-même en portant à la main les appareils enregistreurs.
Quand le cheval a les quatre pieds munis des ampoules de caoutchouc qui viennent d’être décrites, on adapte à ces ampoules des tubes de transmission à parois épaisses et non susceptibles d’être écrasés. Ces tubes sont ordinairement main tenus, par des bandes de flanelle, aux jambes de ranimai, et de là dirigés vers un point d’attache situé au niveau du ■ garrot; ils continuent ensuite leur trajet jusqu’à l’appareil enregistreur qui a été décrit déjà pour les expériences de