TRANSITIONS ENTRE DEUX ALLURES
consiste en une anticipation de l’action des membres postérieurs. Cette transition est justement celle qu’on observe chez les animaux. Un dromadaire, par exemple, dont l’allure normale est l’amble rompu (1), nous a fourni toute la série des notations qui, dans notre tableau synoptique, séparent le no 2 du n® 8. Lorsque en pressant sa marche nous l’avons forcé à prendre le trot, l’animal a d'abord rompu son amble d’une manière exagérée, puis a pris le pas, ensuite un trot décousu qui est bientôt devenu un trot franc.
On vient de voir que les transitions dans les allures du cheval se font dans le même ordre, lorsque l’animal passe du pas au trot.
Quand un cheval ralentit son mouvement, c’est dans l’ordre inverse que se font ses changements d’allures ; elles se succèdent en remontant la série représentée sur le tableau.
L’anticipation plus ou moins grande de l’action des membres postérieurs est représentée, dans le tableau, par un glissement de notation vers lagauche de la figure. Ce glissement üctif peut devenir réel au moyen d’un petit appareil qui permet de comprendre et d’expliquer très- simplement la formation des diverses allures.
Il consiste en une petite règle assez analogue à la règle à calculer, et qui porte les notations des quatre membres sur quatre petites réglettes qui peuvent glisser les unes à côté des autres et se grouper dans des rapports variés.
Fig. 68. — Règle à notations pour repièsouter les diirérenles allures du pas.
(l)Grâco à l'obligeance de M. Geoffroy St-Hilaire, directeur du jardin d’acclimatation, nous avons pu étudier les allures des différents quadrupèdes et en particulier celle du grand dromadaire que le jardin possède.