‹ La machine animaleChapitre 38 sur 159 · RÈGLE A NOTATION DES ALLURES · texte numérisé non relu

RÈGLE A NOTATION DES ALLURES

Les ligures 68 et 69 montrent la disposition de ce petit instrument.

Qu’on imagine une règle de bois noir creusée de quatre rainures étroites dans lesquelles glissent des réglettes alternativement blanches et noires ou grises et noires afin de figurer la notation de l’amble comme dans le n® i du tableau.

Si nous poussons vers la gauche les deux réglettes inférieures d’un mouvement simultané, fig. 68, nous formerons, suivant l’étendue du déplacement, l’une ou l’autre des notations du tableau des allures régulières. Une série de repères 1, 2, 3, 4, etc., en face desquels on amène la battue postérieure gauche permet de former sans tâtonnement une notation quelconque.

Pour former les notations du galop, il faut déplacer l’une par rapport à l’autre, les réglettes qui correspondent aux membres antérieurs de manière à les faire chevaucher l’une sur l’autre comme cela se voit dans la notation fig. 69.

Fig. 69. — Règle à notatioa formant l’allure du galop à 3 temps.

Voici quel est l’avantage de la règle à notation.

Quand on s’est assuré qu’une allure est régulière, il suffit d examiner les battues des deux pieds droits, par exemple, pour construire la notation toute entière. En effet suivant que la battue d’arrière est synchrone avec celle d’avant, ou qu elle la précède d’un quart, de moitié, des trois quarts ou de toute la durée d’un appui, on place les deux réglettes inférieures dans la position^ qu’elles doivent occuper, et la notation se trouve construite naturellement; elle indique les rhythmes des battues, la durée des appuis latéraux et dia-

gonaux, etc. Il en est de même pour la construction des notations du galop.

L'artiste qui veut représenter un cheval à un instant quelconque d’une allure peut facilement déterminer l’attitude correspondante. Il forme, sur la règle, la notation de l’allure que le cheval doit avoir. Puis, sur la longueur qui correspond dans cette notation à la révolution d’un pas, il tire une ligne verticale et un point quelconque. Cette ligne correspond à un certain instant du pas. Or, comme on peut, sur la longueur qui correspond à un pas, tracer sur la règle un nombre indéfini de lignes verticales, il s’ensuit que l’artiste peut choisir dans la durée d’un pas, à une allure quelconque, un nombre indéfini d’attitudes différentes.

Supposons ce choix fait, et qu’il s’agisse de l’allure du pas (fig. 68) et dans cette allure, que le peintre veuille représenter l’instant qui est marqué par la ligne verticale 7. La notation lui apprendra qu’à cet instant, le pied antérieur droit est au commencement du posé , que l’antérieur gauche est par conséquent au commencement du levé, que le postérieur droit est près de la fin de son appui, enfin que le postérieur gauche est près de la fin de son levé.

Il suffira, pour représenter exactement l’animal, de connaître l’attitude de chaque membre antérieur ou postérieur aux différents instants de son posé et de son appui, ce qui est relativement facile. Mais l’artiste guidé par cette méthode évitera à coup sûr les attitudes fausses qui rendent si souvent les chevaux qu’il représente absolument invraisemblables.

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