‹ La machine animaleChapitre 62 sur 159 · IL — ÉLECTRICITÉ ANIMALE · texte numérisé non relu

IL — ÉLECTRICITÉ ANIMALE

La production de ï électricité animale, dont il a été question au chapitre VI, nous apparaissait déjà comme un acte physiologique analogue au travail des muscles. L’analogie se montra bien plus frappante encore quand nous eûmes trouvé le moyen d’inscrire les phases de la décharge électrique de la torpille et du gymnote. En faisant passer cette décharge par un petit appareil électro-magnétique muni d’un style traceur, on constate qu’elle ne consiste pas en un courant continu, mais en une série de flux électriques de même sens, s’ajoutant les uns aux autres et tendant à se fusionner comme les secousses d’un muscle se fusionnent en une contraction L

La figure 118 montre trois décharges électriques de la torpille enregistrées au moyen de l’appareil électro-magnétique , les vibrations du style correspondent chacune au passage d’un flux électrique à travers la bobine de l’électro-aimant. Le nombre de ces flux, estimé au chronographe, était d’environ 110 par seconde. Ces décharges étaient provoquées par la piqûre du lobe électrique du cerveau de l’animal. Le retard, la durée, les phases de ces flux sont entièrement

. 1. Bulletin de la Société de Biologie, 29 nov. 4884 et 24 janvier 1885,

, 2. Marey. Trav. du laboratoire, t. III, 1877, pages 1 a 67

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