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VI. — DU POINT d’appui DE L’AILE DE L’OISEAU SUR l’air

Le travail effectué par les oiseaux pendant le vol s’expliquait mal par ce que l’on savait sur la résistance de l’air. En effet, si l’on mesure chronographiquement la durée d’abaissement de l’aile d’une buse, par exemple, et qu’on imprime à une surface semblable à cette aile un mouvement de même amplitude et de même durée, la résistance de l’air est incapable de fournir un point d’appui suffisant pour soutenir le poids de l’oiseau. Il nous a semblé que, dans le vol, la translation de l’oiseau accroît beaucoup la résistance que l’aile rencontre sur Tair quand elle s’abaisse, et nous avons proposé l’explication suivante : Lorsqu’il n’y a pas translation de l’oiseau, l’aile qui frappe la colonne d’air sous-jacente imprime bientôt à celle-ci un déplacement, de sorte que le point d’appui fuit, en quelque sorte, au-dessous de l’aile qui s’abaisse. Lors, au contraire, que le corps de l’oiseau est animé d’une translation, l’aile rencontre, à chaque phase de son abaissement, des colonnes d’air nouvelles, dont chacune

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