IX
Fig. C2. — Notation du galop à quatre temps. A, détermination de chacun des temps successifs. B, détermination du nombre des pieds qui supportent le corps à chaque instant.
qui constituent le second temps, se désunissent et donnent des bruits distincts; on en voit un exemple dans la figure 62. D'après cette notation, le corps, d'abord suspendu, est porté successivement sur un pied, sur trois, sur deux, sur trois et sur un, après quoi une nouvelle suspension recommence.
Du galop de course. Cette allure si rapide ne pouvait plus être étudiée à l'aide des appareils que nous avons employés jusqu'ici. Un enregistreur spécial et des appareils explorateurs nouveaux ont dû être construits.
Pour laisser entièrement libres les deux mains du cavalier, l'enregistreur a été renfermé dans une boîte plate qui, à l'aide de bretelles, s'attache sur le dos de l'écuyer comme le sac d'un soldat. Nous n'entreprendrons pas la description détaillée de cet instrument qui portait cinq leviers traçant, sur une glace enfumée, les courbes de l'action des quatre membres , et les réactions du garrot. La violence des battues sur le sol est telle qu'elle eût brisé du premier coup les explorateurs précédemment employés. Nous leur en avons substitué d'autres formés d'un tube de cuivre dans lequel se meut un piston de plomb suspendu entre deux ressorts boudins. Les secousses imprimées à ce
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piston produisent, à chaque battue, un effet de pompe à air qui agit sur les enregisteurs.
Une boule de caoutchouc que l'on peut, au besoin, serrer entre les dents, met l'enregistreur en marche et permet de recueillir le tracé au moment convenable.
Grâce à l'obligeance de M. H. Delamarre quia mis à notre disposition ses écuries de Chantilly nous avons pu recueillir des tracés de l'allure de course. Voici la notation de ces tracés.
Fig. 63. — No->»tion du galop de course; réactions de cette allure.
On voit que cette allure est en réalité un galop à quatre temps . Les battues postérieures toutefois se suivent à si courts intervalles que l'oreille n'en entend qu'une seule , mais les battues d'avant sont notablement plus dissociées ei peuvent être entendues séparément. Un autre caractère du galop de course, c'est que le plus long silence a lieu pendant la durée des appuis postérieurs. Le temps de suspension semble être extrêmement bref.
Pour tirer tout le parti possible de ces expériences, il faudrait lés répéter sur un grand nombre de chevaux et chercher s'il n'existe pas quelque relation entre le rhythme des battues et les autres caractères de la course. Nous laissons cette tâche aux hommes qui s'occupent particulièrement de l'étude du cheval.
Ajoutons, pour terminer, que les réactions^ dans le galop de course, reproduisent assez exactement le rhythme des battues. Ainsi, on observe, au moment de l'appui presque synchrone de deux membres postérieurs, une réaction vibrante et prolongée après laquelle se produisent successif vement deux réactions moins brusques dont chacune correspond à la battue d'un des membres antérieurs.