CHAPITRE VIII
HARMONIE ENTRE L'ORGANE ET LA FONCTION. — HYPO- THÈSE DU TRANSFORMISME.
Chaque muscle du corps présente, dans sa forme, une harmonie parfaite avec la nature des actes qu'il doit exécuter. — Un même muscle, chez des espèces animales différentes, présente des différences de forme, si la fonction qu'il doit remplir dans ces deux espèces n*est pas la même; variétés des muscles pectoraux des oiseaux selon leur manière de voler ; variété des muscles de la cuisse chez les mammifères, suivant leur mode de locomotion. — Cette harmonie est-elle préétablie? — Hypothèse du transformisme, •— Lamarck et Darwin.
La comparaison entre les machines ordinaires et les moteurs animés n'aura pas été inutile si elle a réussi à montrer que des relations étroites existent entre la forme des organes et les caractères de leur fonction; que ces rapports sont réglés par les lois ordinaires de la mécanique, de telle sorte qu'en voyant le système musculaire et osseux d'un animal, on peut, de leur forme, déduire tous les caractères de la fonction qu'il possédait.
On sait, généralement, que le volume transversal d'un muscle correspond à l'énergie de son action : que l'athlète, par exemple, se reconnaît au relief énorme que chacun de ses muscles dessine sous la peau. Mais on connaît moins la signification physiologique de la longueur des muscles, c'està-dire du plus ou moins de longueur de leurs fibres con-