‹ La machine de Gramme, sa théorie et sa description: sa théorie et sa descriptionChapitre 15 sur 18 · D LA MACHINE DE GRAMME · texte numérisé non relu

D LA MACHINE DE GRAMME

sidérable de lignes de force. Or, dans ces conditions, si les dimensions de la bobine, le nombre et le diamètre des fils, leur nature, le champ magnétique et la vitesse de rotation sont les mêmes, la même force électromotrice sera développée dans les deux circuits. Celui d'entre eux qui sera le moins long sera donc le siège du courant le plus intense d'après la formule connue d'Ohm :

En appelant d le diamètre et e l'épaisseur d'une bobine Gramme ou Alteneck, la longueur du fil nécessaire à la confection d'une spire complète est, dans la bobine Gramme

et, dans la bobine Alteneck,

si l'on ne tient pas compte de la longueur additionnelle des fils qui résulte de leur superposition sur les deux bases circulaires de l'anneau.

En conséquence de ce qui précède, si • 4e<2(e4-rf),

la machine de Gramme sera la plus avantageuse, et si

C) La spire complète, dans l'anneau Gramme, doit se composer de deux spires diamétralement opposées pour se comparer à une Bpire de l'anneau Alteneck.

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elle sera inférieure à celle d'Alteneck; si enfin

les deux machines fourniront des courants identiques.

Cette dernière équation étant équivalente à

on voit que, suivant que l'épaisseur de la bobine sera^plus petite ou plus grande que son diamètre, la machine de Gramme sera supérieure ou inférieure à celle d'Alteneck.

Dans la pratique, à cause de la- grande vitesse de rotation que l'on donne aux bobines (800 à 900 tours par minute), les bobines les plus aplaties présentent le plus de garanties de durée. Pour obtenir le maximum d'effet d'une machine donnée, il faut que la surface extérieure du circuit se meuve aussi près que possible des surfaces polaires fixes, et l'on peut arriver à réduire cet intervalle à 1 ou 2 millimètres à peine. Pour peu que la force centrifuge écarte les fils de la bobine, ceux-ci viennent frôler le fer des électro-aimants, et sont aussitôt dénudés et souvent coupés, ce qui nécessite une réparation de la machine. Il est clair que plus la longueur de ces fils sera grande, plus grands aussi seront les risques d'avarie. Aussi doit-on envelopper de place en place les bobines longues, à l'aide de bandes de toile fortement serrées, qui soient capables de s'opposer à la force qui tend à

soulever les fils. Mais ces bandes ont une certaine épaisseur propre qui oblige à reculer d'autant les surfaces polaires : ce qui diminue considérablement rintensité du champ magnétique. Les bobines les plus plates doivent donc être préférées ^ aux bobines larges ; l'axe de rotation se trouve pour les premières être leur, axe principal d'inertie, ce qui ajoute encore à l'avantage qu'elles présentent. Ces considérations portent à regarder la machine Gramme comme supérieure à la machine Alteneck.

Néanmoins, cette dernière, sous sa forme la plus perfectionnée , .a pu lutter avec une machine Gramme, du type le plus primitif il est vrai, comme l'a fait connaître un Rapport de M. Tyndall.

Dans des expériences comparatives, entreprises en mai 1878, par le Comité de l'Institut Franklin, à Philadelphie, sur une machine de Gramme et sur diverses machines magnéto-électriques [Brush machine et Wallace-Farmer machine) (*), il a été d'ailleurs établi que la machine de Gramme était la source de courant la plus économique. Il est regrettable que M. Alteneck n'ait pu soumettre une de ses machines à ces épreuves.

(') La machine WaUace-Farvner ne diffère en rien de celle de M. Niaudet. La Brnsh machine est une sorte de machine de Wilde multiple.

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