‹ La machine de Gramme, sa théorie et sa description: sa théorie et sa descriptionChapitre 16 sur 18 · DE LA MACHINE DE GRAMME · texte numérisé non relu

DE LA MACHINE DE GRAMME

Nous allons maintenant nous occuper plus particulièrement de la machine de Gramme, dont le jeu sera des plus aisés à comprendre grâce à celui des appareils précédents.

Machine de laboratoire, — La machine de Gramme représentée fig. 32 se compose d'un circuit circulaire spécial capable de tourner autour de son axe entre les pôles d'un aimant fixe.

Bie'n que la fig, 31 ait déjà montré une sorte de squelette du circuit mobile, nous croyons utile de le décrire avec plus de détails en le présentant sous la forme que lui donnent généralement les constructeurs.

Un certain nombre de bobines {fig, 33) sont embrochées sur un même anneau circulaire en fer. Chaque bobine est reliée à la suivante de manière

Breguet. — Machine de Gramme. 7

à prolonger son mode d'enroulement, mais cela par l'intermédiaire d'une pièce métallique c; il existera donc autant de pièces c qu'il y a de bo-

Fig. 32.

bines. Ces pièces c, appelées collecteurs, sont isolées les unes des autres et disposées autour d'un axe qui tourne en même temps que le système des bobines et de l'anneau de fer. Deux frotteurs diamétralement opposés s'appuient sur elles, le dia-

mètre de leur point de contact étant perpendiculaire à celui des pôles A et B de l'aimant fixe. Dans les conditions de la figure, si le mouvement de rotation s'effectue dans le sens de celui des aiguilles d'une montre, la bobine de gauche sera parcourue par des courants extérieurs ascen-

Fig. 33.

dants a, a, a, a, et celle de droite par des courants descendants d, d, rf, d, par rapport au plan de la figure. Les flèches Indiquent le sens de ces courants et montrent que les deux moitiés de l'anneau fom'nissent des courants qui s'ajoutent dans le circuit extérieur qui réunit entre eux les deux trotteurs.

Entre ces quatre bobines, on en pourrait intercaler quatre nouvelles de manière à couvrir com-

plètement l'anneau de fer ; chaque bobine donnera lieu à une pièce de contact c et chaque pièce de contact à un courant. Il y aura donc autant de courants successifs qu'il y a de bobines ou de collecteurs. La /î^. 34 montre une bobine avec ses collecteurs en partie confectionnée.

On pourrait encore augmenter le nombre des

bobines dans une proportion quelconque, pourvu que ce nombre fût pair. Les machines employées le plus souvent dans les laboratoires de physique {fig, 32) contiennent en général 30 collecteurs, c'est-à-dire trente bobines. On produit donc 30 courants par tour, et comme on peut obtenir plus de 1000 tours par minute, on donne ainsi naissance à 30000 courants par minute, soit 500 par seconde.

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