RÉDUCTION DE LA SELF-INDUCTION APPARENTE
sentant une faible impédance. Un circuit de ce genre se compose toujours de deux groupes de bobines couplées en opposition, comipe, par exemple, a^ 6, et a^ b^ dans la figure 67, et de deux connexions transversales a^ a, et A, 6,. 11 ne circule de courant dans un tel circuit que quand les forces électromotrices induites dans les deux groupes et dirigées en sens contraires sont inégales. Ce cas peut se présenter, comme on Ta vu plus haut, lorsque l'enroulement n'est pas absolument symétrique ou quand les champs magnétiques dans lesquels se déplacent les groupes de bobines ne sont pas rigoureusement égaux.
Comme les bobines individuelles des deux groupes d'un tel circuit sont simultanément en court circuit, il est induit dans le circuit a, b^ b^ a, a,, si l'allure de la commutation n'est pas la même dans les bobines des deux groupes, des forces électromotrices différentes dont la différence a pour
conséquence un courant de compensation tendant à rétablir l'uniformité d'allure du courant de commutation.
Les connexions équipotenlielles s'induisent en outre mutuellement et il en résulte une action amortissante.
Surgit-il, figure 67, par exemple, pour une cause quelconque une dissymétrie dans la commutation, les courants de compensation circulant dans a, i, b.^ a^ a^ induiront dans le circuit b^ c^ c^ ôj b^ des courants qui tendront à uniformiser autant que possible l'allure de tous les courants de commutation. Le principal rôle dans cette compensation directe est toutefois joué par les liaisons situées au voisinage des balais.
Les connexions éqiiipoientielles ont^ tant avec les enroulements imbriqués qu'avec les enroulements ondulés^ une influence très favorable sur l'allure de la commutation^ et cela^ pratiquement^ aussi bien pour les enroulements symétriques que pour les dissymétriques.
L'enroulement de compensation^ décrit par B. G. Lamme^ dans
Fig. 270.
Machine bipolaire b, amortisseur
Hutin et Leblanc.
son brevet allemand 119 342, pour l'équilibrage des flux magnétiques dans les machines à enroulements ondulés détermine, comme les connexions équipotentielles, une action amortissante sur les courants de commutation inégaux et tend à établir une
allure aussi uniforme que possible de ces courants sous les différents balais.
Ces enroulements de compensation de Lamme consistent essentiellement en p côtés de bobines uniformément répartis à la périphérie de l'armature et reliés entre eux en un ou plusieurs circuits fermés (fig. 271) de manière à ne livrer passage à des courants qu'en cas de dissymétries dans le champ ou dans la commutation.
Chaque armature possède plusieurs enroulements de ce genre. Avec les couplages en séries parallèles, où peuvent être appliquées les connexions équipotentielles, ces dernières sont beaucoup plus faciles à disposer et ont une action beaucoup plus énergique. Les enroulements de compensation de Lamme peuvent, dans le cas des enroulements en série, agir avantageusement sur la commutation ; mais, pour obtenir une action bien marquée, on doit employer un certain nombre de ces enroulements qui prennent beaucoup de cuivre mort et beaucoup de place, d'où réduction de la puissance massique de la machine.
Fig. 271.
Enroulement de compensation G. Lamme pour machines montées en série.
Finalement il y a lieu de faire encore remarquer que la disposition des fils dans les rainures peut souvent avoir pour conséquence de légères dissymétries en ce qui touche L -+- S {M). On les évitera, en certaines circonstances, par un choix judicieux de Yi et y,.