REDUCTION DE LA SELF-INDUCTION APPARENTE
Traiter ici tous les cas susceptibles de se présenter nous entraînerait trop loin ; aussi nous bornerons-nous à donner les règles générales suivantes dont l'observation fournit la meilleure disposition à adopter tant au point de vue des coefficients d'induction L + S (Af ) qu'en ce qui concerne la force électromotrice (e) de commutation.
Fig. 272.
Enroulement imbriqué; t» = 52;i> = 2;a=4:ftn= 4ety, = 4t«n — 1.
D'abord^ quand une rainure contient plus de deux côtés de bobines, l'un des côtés d'une bobine doit être logé en haut à gauche^ dans une rainure, et l'autre côté de la même bobine en bas à droite dans la rainure correspondante ; autrement dit, on doit avoir
X étant un nombre quelconque et u^ le nombre de côtés de bobines par rainure.
En second tieu^ il faut que les côtés de bobines, qui doivent être
E. Arnold. — La machine dynamo à, courant continu. 26
402 GHAPlTUli: DlX-HUlTlEME
mis en court circuit par des balais d'épaisseur ^-^, soient, l'un par rapport à Taulre, à un écartement le plus voisin possible d'un pas polaire, c'est-à-dire tel qu'on ait
ce qui conduit à V emploi exclusif d'enroulements diamétraux. A titre d'exemple on peut comparer les figures 272 et 98. La première correspond à un enroulement imbriqué dans lequel
11 — 52, P = 2, Un = 4,
n îi2 H'^
Ici il y a symétrie, comme on le voit à la simple inspection de la figure.
La ligure 98 fournit un exemple pour lequel la seconde condition jTjj^— n'est pas remplie. Bien que la première se trouve satisfaite, cet enroulement présente néanmoins une dissymétrie, en ce que les bobines longues et les bobines courtes y sont alternées, et Ton a en court circuit tantôt des bobines longues seulem,ent^ tantôt uniquement des bobines courtes; d'où très grande induction mutuelle dans le premier cas et faible induction seulement dans le dernier. La force électromotrice de commutation [é) diffère également selon que la commutation s'effectue sur une bobine longue ou sur une courte.
93. Résistances du circuit de commutation. — 94. Propriétés et choix des matières constitutives des balais. — 95. Calcul du facteur de forme de la distribution du courant sous les balais. — 96. Différence de condition des balais positifs et négatifs. — 97. Densités de courant et différences de potentiel entre balais et collecteur.
93. Résistances du circuit de commutation. — 1. Résistance des spires R, el des connexions R,. — Des résistances qui interviennent dans l'expression
la résistance /?, des spires d'une bobine d'induit est donnée d'avance. Elle est en effet déterminée par la condition que le poids de cuivre de l'armature soit aussi faible que possible dans les limites imposées par l'élévation de la température et les pertes qui ne doivent pas ôtre trop fortes.
On peut augmenter la résistance R^ en donnant aux connexions des bobines d'armature et du collecteur une résistance relativement grande. On peut, par exemple, établir ces connexions en un métal très résistant, tel que la nickeline, etc. On obtient ainsi une plus haute valeur pour
ter V ■
^^~ 100. u.r ou, comme mesure de l'inclinaison de la courbe du champ,
^ëTB — w./.r=*.T.lo* •
Une augmentation de R^ dans ces conditions peut être d'une certaine utilité lorsqu'^on n'a pas affaire à une commutation s'effectuant dans un champ à lent accroissement. Généralement cepen-
dant, avec une conformation correcte des épanouissements polaires et avec des balais en charbon, cette augmentation de R^ est peu efficace, soit que la commutation se trouve alors assurée par un champ convenable, soit qu'une légère défectuosité du champ n'ait pas de conséquence particulièrement fâcheuse.
2. Résistance de contact B^. — Sous la désignation /{.nous comprenons la résistance de contact à'un groupe de balais dans le schéma réduit.
a) Pour les couplages en parallèle simples avec enroulement hélicoïdal on a
OÙ R^ représente la résistance spécifique de contact ou résistivité superficielle de contact et S^ la surface de contact de tous les balais.
b) Pour les couplages en parallèle multiples {m spécifiant cette multiplicité), qui comportent m branches de Farmature par balai, la résistance de contact par branche de courant est
c) Pour les couplages en séries parallèles avec 2p pôles et 2a branches d'armature donnant dans le schéma réduit 2a pôles et 2a groupes de balais, on a,
lorsque tous les groupes de balais sont appliqués et respectivement espacés les uns des autres d'un pas polaire.
Si quelques balais de même polarité sont décalés par rapport aux autres ou même relevés, il se produit des dissymétries par suite de la présence de plus d'une bobine dans les circuits individuels de commutation et R^ est différent pour ces circuits de commutation, qui varient périodiquement.
La formule suivante, dans laquelle U représente, comme précédemment, la différence de potentiel moyenne entre les balais et le