‹ La machine dynamo à courant continu (volume 2)Chapitre 126 sur 173 · DIFFÉRENCE ENTRE BALAIS POSITIFS ET NÉGATIFS · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCE ENTRE BALAIS POSITIFS ET NÉGATIFS

court circuit. Si Ton introduit alors dans l'expression de A la valeur exacte A» pour des balais en charbon^ on obtient

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dans laquelle e^ est égal à la force électromotrice efficace due à la self-induction apparente du courant de court circuit

Pour pouvoir apprécier tme sorte de charbon au point de vue de la commutation, il faut connaître au moins deux des trois grandeurs constantes de C expression

96. Différence de condition des balais positifs et négatifs. — On observe fréquemment, tant avec des balais en charbon qu'avec des balais métalliques, que des étincelles commencent par apparaître aux balais d*une seule et même polarité quand on charge progressivement une machine. Or, si Ton considère les courbes de résistance superficielle T et II' des figures 274 et 275, on constate que la résistance de contact dans le sens du métal vers le charbon, c'est-à-dire sous les balais positifs, est supérieure à celle observée aux balais négatifs. On voit aussi que U^ est plus grand pour les balais positifs que pour les balais négatifs ; de sorte que A est également plus grand pour les balais positifs, et dès lors on s'explique que, en surcharge^ des étincelles se manifestent d'abord aux balais négatifs. — De cette conséquence découle cette autre que, pour un trop grand décalage des balais vers les épanouissements polaires, les balais positifs doivent, les premiers, donner des étincelles ; dans ce cas, en effet, il y a surcommutation, et, sous les becs de balais terminant la commutation des balais positifs, le courant passe du balai au métal. Aussi, à vide les balais positifs seront-ils généralement les premiers à donner des étincelles, si on maintient les balais au même calage qu'en charge. Les recherches du professeur A. Sengcl (E. T. Z., 1899,

E. Arnold. — La machioe dvnanio à courant continu. 27

p. 527) sur la relation entre le sens du courant, d'une part, les conditions de la résistance de contact et les étincelles à un balai, de Tautre, confirment pleinement les vues précédentes, et ce aussi bien pour des balais en charbon que pour des balais métalliques.

De plus, l'ingénieur K. Czeija, au cours d'une étude entreprise par lui à l'Institut Electrotechnique de TEcole supérieure de Karlsruhe a reconnu que : — 1) avec des balais métalliques la plus grande différence de potentiel existe toujours sous la pointe de balai terminant la commutation, et — 2) pour un sens donné de rotation, les balais positifs, avec un décalage des balais dans ce sens de rotation, et les balais négatifs, avec un décalage de sens opposé, sont les premiers à donner des étincelles.

Avec des balais de cuivre la résistance de contact dépend également du sens du courant, bien que la différence soit peu considérable. Cette résistance de contact est presque la môme, avec des balais métalliques, pour du courant alternatif et du courant continu et dépend, comme avec des balais de charbon, de la densité efficace de courant.

Les expressions précédemment déduites sont donc d'une application générale; seulement, avec les balais métalliques e^ est presque nul et 7?^ = li^.

97. Densités de courant et différences de potentiel entre balais et collecteur. — a) Balais métalliques. — La densité maxima de courant admissible est assez grande et atteint 20 à 25 ampères

par cm*

i)a max. = 20 à 35 aoip : cm^.

Quant à la différence de potentiel moyenne admissible, elle ne peut guère dépasser 0, 3 volt

V = 0,3 volt.

La limite permise pour L'^ax. est ti'ès large avec les balais métalliques; elle peut varier de 0,23 volt pour balais llexibles (tresse lâche) à 3 volts pour balais très rigides.

b) Balais de charbon. — La densité maxima de courant atteint pour charbons tendres, environ 10 à 13 amp : cm*, pour charbons durs, — 9 à 11 —

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