ENROULEMENTS COMPENSATEURS DE LA REACTION D'INDUIT
courbe C, elle donne le champ de compensation. L'enroulement compensateur, réparti de même uniformément sur lès surfa:ces polaires à la façon d'un enroulement en anneau ou en tambour^ doit produire un champ qui, d'abord^ compense entièrement le champ d'induit, de manière à annuler ^t, qui produise ensuite un
champ compensateur de la chute de tension /, (/?, H /?„ +/f,]
et qui, finalement^ crée un champ de commutation.
Nous supposerons que ces trois champs d'excitation, d'induit et de compensation, sont do forme sinusoïdale. On peut, en outre, si les dérivations magnétiques sont négligeables, représenter les intensités de champs par les forces électromotrices induites par eux dans une bobine d'armature. L'amplitude du champ inducteur sinusoïdal sera ainsi égale à e^,» et celle du champ d'induit égale à ^t; le champ de compensation peut se résoudre en trois composants, savoir : d'abord le champ Q' (fig. 317), d'amplitude ^t» pour la compensation du champ d'induit, dont l'amplitude est égale à celle de Q, mais dirigée en sens contraire (fig. 316); secondement en un champ S, d'amplitude i, (fl, -\ /?„ + ^i) pour la
compensation de la chute de tension et dont l'amplitude coïncide avec celle de H ; et, en troisième lieu^ en un champ de commutation M d'amplitude en, cette amplitude correspondant à la position des balais.
Les amplitudes des champs e^g et et concordent, tandis que le champ S doit avoir son maximum aux mêmes points que e„„., c'est-à-dire là où e^ a la valeur zéro. Si Ton superpose maintenant, dans la figure 317, les trois champs Q', M et S, on obtient la courbe de champ C de cette figure 317. Si en outre on superpose les trois courbes H, Q et C, on obtient comme champ résultant la sinusoïde R; la zone neutre de ce champ R varie avec la charge et, pour cette raison, se décale, avec l'accroissement de cette charge, en sens contraire de la rotation de l'armature, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de décaler les balais par rapport à la zone neutre du champ principal.
Les sinusoïdes pouvant être remplacées par des vecteurs, on obtient une image plus sensible des phénomènes en représentant ainsi tous les champs et ajoutant géométriquement leurs amplitu-
des, comme dans la figure 318. Les vecteurs individuels y sont représentés avec leurs grandeurs relatives exactes, telles qu'elles existent dans la réalité.
Fig. 316 et 317.
Si Ton prend pour unité OH == ^„„., on aura, en charge, OQ' = — OQ = ^t, soit environ 2 ; OM = e^, ou environ 0,25 ; et
OS = /. /^fl, + -|- fl„ + fl \ environ 0,1. L'amplitude OC du
champ de compensation forme ainsi un angle eu avec la zone neutre du champ principal, et la zone neutre du champ résultant OR est alors déplacée d'un angle © en sens contraire de la rotation de l'armature.
On trouve donc par cette construction l'angle w dont l'enrou-
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lement de compensation doit être décalé^ dans la figure 315, par rapport à la zone neutre du champ principal.
Si l'on a affaire à de faibles saturations du fer, on peut poser que les ampères-tours d'excitation des champs sont proportionnels aux intensités de ces champs, et l'on trouvera que les ampërestours de compensation sont, avec les ampères-tours d'induit, dans le rapport de OC à OQ.
Les machines de ce genre ne s'établissent pas avec enroulement en anneau; on y applique, au contraire, tant pour Tinduit que pour l'inducteur, l'enroulement en tambour qui se loge dans les rainures du fer. Les rainures du fer inducteur, qui doivent recevoir
ce .