CAUSES DE DIFFÉKENGES ENTRE F. É. M. G
des champs sous les pôles doivent être considérées comme flxes dans l'espace.
Dans toute machine à courant continu il est de première nécessité que les forces électromoirices induites et les résistances des différentes branches d'armature soient respectivement égales entre elles pour toute position de Carmature par rapport aux balais.
Il ne peut être, en pratique, absolument satisfait à cette nécessité par suite des conditions variables de construction des machines et de l'irrégularité des matériaux employés. Plus on se rapprochera cependant de la parfaite symétrie aux points de vue électrique et magnétique, mieux, toutes choses égales d'ailleurs, une machine se comportera. Aussi cette condition est-elle de la plus haute importance.
Examinons donc tout d'abord les causes possibles d'une induction dissymétrique dans l'armature. Nous exposerons ensuite les moyens d'en éviter les actions perturbatrices et d'en amoindrir les effets.
1. Enrotdements dissymétriques. — Ils sont caractérisés parle fait que les conducteurs induits sont en nombre inégal dans les différentes branches de l'armature ; il en résulte ce grave défaut que les forces électromotrices induites n'y ont pas exactement la môme valeur. On doit donc avant tout s'appliquer, dans les études, à réaliser des enroulements aussi symétriques que possible.
Le nombre des branches d'armature étant en général égal à 2a et celui des côtés induits à 12, on peut dire que :
Un enroulement est symétrique quand le nombre des faisceaux induits n est divisible par le nombre 2a des branches (rarmature ou quand K est divisible par a.
Les enroulements qui satisfont à cette condition fonctionnent pratiquement mieux que les enroulements dissymétriques.
Au point de vue du bobinage ou exécution de renroulement^ il est à noter que toutes les sections doivent présenter une égale résistance, c'est-à-dire comporter une égale longueur de fil. — Aussi les enroulements effectués d'avance sur gabarits et dits enroulements gabariés sont-ils incontestablement préférables pour la bonne réalisation des enroulements en fil. Pour les enroulements
ea barres qui comportent un grand nombre de soudures, il est d'importance capitale de soigner ces dernières.
2. Montage excentrique de V armature entre les pôles. — Quand, par suite d'un défaut de montage, Tarmature est excentrée par rapport à l'alésage des pièces polaires, les pôles les plus rapprochés de Tarmature livrent passage à un flux sensiblement plus grand que celui émis par les plus éloignés. Cette excentricité a naturellement pour conséquence une induction inégale dans les fils de l'armature. Avec les enroulements hélicoïdaux ou imbriqués les forces électromolrices dans les branches individuelles de l'armature sont proportionnelles aux flux qui leur donnent naissance et les écarts peuvent prendre une grande importance.
Par contre, avec les enroulements ondulés cette inégalité des pôles se répartit sur toutes les branches d'armature, de sorte que la diflerence entre les forces électromotrices qui y sont respectivement induites est pratiquement nulle dans le cas d'un enroulement symétrique et, si elle est encore sensible pour un enroulement dissymétrique, elle reste cependant bien inférieure à ce qu'elle serait avec un des deux autres enroulements.
3. Inégale intensité des pôles. — Il arrive dans la pratique que les pôles d'une môme machine ne se trouvent pas dans les mêmes conditions en ce qui concerne la valeur du flux et la répartition de l'induction sous chacun d'eux. Ces inégalités peuvent provenir de soufflures ou autres défauts dans la fonte, d'une configuration irrégulière des pôles, de fuites magnétiques dilTérentes, d'écarts dans le nombre des spires recouvrant les noyaux ou de courants d'excitation inégaux dans le cas de bobines inductrices couplées en parallèle. Des imperfections de travail et de montage des machines peuvent aussi déterminer des irrégularités de ce genre. Ces défauts prennent surtout de l'importance avec les enroulements hélicoïdaux et imbriqués, tandis que leur influence se répartit sur l'ensemble de l'armature dans le cas d'enroulements ondulés, de sorte qu'ici les difl*érences entre les forces électromotrices induites dans les diverses branches de l'armature sont encore notablement plus faibles que pour les deux autres genres d'enroulements.