‹ La machine dynamo à courant continuChapitre 105 sur 261 · CONSTANTES DE L'ARMATURE ET NOMBRE DES POLES · texte numérisé non relu

CONSTANTES DE L'ARMATURE ET NOMBRE DES POLES

près carrée, d'est-à-dire qu'on a d =■ l, et pour les grandes machines, à l'exception des dynamos-volants ou des machines à allure très lente, où / arrive souvent à être plus petit qu'on ne voudrait, / varie la plupart du temps entre 25 et 33 cm. Comme on le verra plus loin, un choix convenable de / et du rapport / : b permet de déterminer le nombre de pôles de la machine. 11 n'est cependant généralement pas possible d'établir des règles absolues quant au choix du nombre de pôles le plus avantageux. Dans les cas douteux, le mieux est d'étudier une machine avec différents nombres de pôles, en calculant en même temps les masses de fer et de cuivre, ainsi que les pertes et les prix de revient correspondants.

Indépendamment des considérations économiques ci-dessus indiquées, il en intervient également d'autres, d'ordre électrique et magnétique, dans le choix du nombre des pôles.

51. Influence dQ genre d'enroulement de l'armature, de l'intensité du courant et de la différence de potentiel aux bornes sur le choix du nombre de pôles. — Si l'armature doit recevoir un enroulement imbriqué, le nombre de ses voies d'enroulement est égal à 2 222. p, 212 étante 1 et un nombre entier; par suite, l'intensité par voie d'enroulement est

Si, pour un nombre de pôles déterminé, cette intensité est trop grande, on peut soit augmenter p, soit prendre 222 > 1. Si, au contraire, z\ est trop faible, on peut, en réduisantp dans la mesure du possible, obtenir pour cette intensité une valeur bien appropriée à l'enroulement.

Dans le cas de machines à haute tension, il ne faut pas d'ailleurs perdre de vue que la différence maxima de potentiel entre deux lames de collecteur voisines (Voir p. 122, tome I) doit être

f/k = ^'^^-^ < 25 volU. (20)

(/fc ne peut atteindre 35 volts que pour de faibles intensités. On doit, en conséquence, donner aux machines à haute tension un nombre de pôles corrélativement faible.

Pour déterminer le nombre minimum admissible des pôles, il faut tenir compte de la valeur de l'aimantation transversale qui dépend de Aj.Oi et, par suite, indirectement, du nombre des pôles. — Les applications faites en Amérique à de grandes génératrices de traction indiquent pour bi.Oi des valeurs comprises entre 8 000 et 14 000.

On donne, en général, aux machines à faible tension un plus grand nombre de pôles qu'à celles à haute tension. — Les ateliers d'Œrlikon, par exemple, construisent en bipolaires avec enroulement en anneau des machines à 2000 volts jusqu'à 150 k\v.

On réalise le plus souvent de bonnes proportions en admettant pour les petites machines un pas polaire t = 20 à 3î> cm, et, pour les grandes, t = 35 à 70 cm.

La perte par courants de Foucault* croissant comme le carré et celle par hystérésis comme la puissance 1,6 de la fréquence, il faut, autant que possible, avoir

peu

< 25 à 30 cycles par seconde.

52. ÉtabliBsemeiit des formules pour le calcul des principales dimensions d'nne machine. — On considère comme données 17, / et u). Pour les moteurs on donne ordinairement, au lieu de l'intensité 7,1a puissance mécanique Pn, en poncelets (le poncelet = — de cheval) ; il faut alors faire une hypothèse préalable sur la valeur du rendement t, (Voir Tableaux I et II, p. 300 et 301) pour calculer la puissance électrique

ou l'intensité

On a

T..d.Oi = N.Û = N.

d'où

Pe = 0,98!-^kw (21)

* En réalité les portes par courants de Foucault ne varient pas suivant une Ici aussi simple. On consultera, à ce sujet, avec intérêt la communication «le M. R.-V. Picou, à la Société internationale des Electriciens, Bulletin de 1905. pages 7 et suivantes, développée dans Llndtistrie électrique, 1905, pages 5 et suivantos (N.d.T.).

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