NOMBRE ET DIMENSION DES POLES
masse du cuivre croît en même temps que le nombre des pôles.
Il est en outre à remarquer qu'habituellement aussi le coût de fabrication augmente avec le nombre de pôles, attendu qu'il y a plus de pièces et de surfaces à travailler ; les pertes par courants de Foucault croissent également comme le carré de la fréquence et, par suite aussi, comme le carré du nombre de paires de pôles. En raison de cette dernière considération, on devra, avec des pôles nombreux, tenir Tinduction dans le fer d'armature plus faible qu'avec un moindre nombre de pôles, de telle sorte que, en somme, la masse de fer d'armature est presque indépendante du nombre de pôles.
La culasse doit, d'ailleurs, présenter, dans les grandes machines, une forte section, en harmonie avec la stabilité et l'aspect de la machine. Il y a donc peu d'intérêt à adopter pour ces machines un pas polaire inférieur à 45-55 cm ou à descendre au-dessous d'un arc polaire de 34 à 40 cm. L'emploi d'un arc polaire de 35 cm environ et de connexions équipotentielles permet aussi d'atteindre, avec de grands diamètres d'armature, un entrefer 8 qui ne saurait guère être réduit en raison de considérations mécaniques. Pour de petits diamètres d'armature l'arc polaire peut, au contraire, comme on le verra plus loin par des exemples, être beaucoup plus petit, et l'on peut alors, en augmentant le nombre des pôles, réaliser sur la masse du fer une économie proportionnellement plus grande que pour les grandes machines.
Les considérations de facilité d'enroulement offerte par la préparation des sections sur gabarits et la recherche de la moindre masse ont conduit dans ces derniers temps presque toutes les maisons de construction à établir sous forme tétrapolaire, avec pôles lamelles, les petits moteurs de 0,4 poncelet et au-dessus.
Nous avons supposé plus haut la section des noyaux inducteurs des machines à 6 et 8 pôles de forme carrée. Il n'en sera généralement pas ainsi pour un même diamètre d'armature, et l'on sera conduit, en passant d'un nombre de pôles à l'autre, à modifier en même temps le diamètre et la longueur d'armature pour obtenir dans les deux cas une forme de pôle convenable.
50. Relation entre le nombre des pôles et le diamètre d'arma-
E. An:fOLD. — La machine djnamo à courant continu, t. II. SO
ture et le rapport « longueur d'arc polaire : longueur de pas polaire ». — Au point de vue de la dépense en cuivre, la forme de spire la plus avantageuse pour les bobines inductrices et d'armature est celle de moindre longueur pour une aire embrassée déterminée (autrement dit pour un flux déterminé), c'est-à-dire la forme circulaire. Les armatures ne pouvant cependant être construites en vue de bobines circulaires, c'est la forme carrée qui correspond pour elles à la plus petite dépense en cuivre. Pour les inducteurs il faut, autant que possible, choisir la forme circulaire, et ce d'autant plus qu'elle se prôte le mieux à l'établissement des carcasses et de l'enroulement des bobines. Si la forme circulaire n'est pas praticable, comme, par exemple, avec des pôles lamelles ou faute de place, on devra tendre vers une forme rectangulaire aussi peu allongée que possible, à angles bien arrondis. Cette forme rectangulaire offre l'avantage d'une meilleure utilisation de l'espace disponible entre les pôles pour l'enroulement ; par contre, elle donne lieu à plus de dérivations magnétiques.
Lorsque la vitesse angulaire des machines à pôles radiaux peut ôtre considérée comme normale par rapport à la puissance, on peut admettre le rapport
Avec de grandes vitesses angulaires la vitesse périphérique est généralement déjà assez élevée pour qu'une augmentation n'en soit plus désirable ou admissible, et dans ce cas on n'aura plus, pour obtenir la puissance demandée à la machine, que la ressource d'augmenter corrélativement la longueur de l'armature, ce qui conduit, pour le rapport -r- , à une valeur sensiblement plus grande. Si, inversement, le diamètre d'armature d'une machine est grand pai* rapport à sa puissance, comme dans les dynamos-volants, -r- pourra être notablement moindre.
En ce qui concerne la production d'étincelles (expressions 32 et 33, p. 311) et rétablissement de la machine, on donne rarement à l'armature une longueur supérieure à 35 ou 40 cm. Pour les petits types bipolaires la section axiale du tambour est à peu