EPREUVE DE LA MACHINE A DIFFERENTS CALAGES DE BALAIS
Courbe des tensions entre lames voisines. — A chaque lame du collecteur correspond une ordonnée déterminée de la courbe de champ. Si maintenant on part d'une lame sur laquelle porte le balai normal et si Ton parcourt une voie d'enroulement, les tensions des bobines ou des lames successives s'ajoutent. En portant alors ces sommes successives en fonction des lames correspondantes, on obtient une courbe de potentiel du collecteur qu'on peut concevoir comme courbe de sommation de la courbe de champ.
Si l'on construit cette courbe de potentiel pour deux voies d'enroulement d'une armature à couplage en séries parallèles ou en parallèle multiple, on peut en déduire (Voir tome I, p. 115) les différences de potentiel entre lames voisines. En reportant ensuite les différences de potentiel ainsi obtenues en fonction de la péripliérie du collecteur, on arrive aux courbes de la figure 78, page 119 du tome I. On peut relever cette courbe expérimentalement en mesurant la différence de potentiel entre lames de collecteur voisines au moyeu de balais auxiliaires mobiles autour de celui-ci.
Pour les couplages en parallî^le simples avec enroulement en hélice ou imbriqué et pour les enroulements ondulés dans lesquels — est un nombre entier, la courbe de potentiel au collecteur coïncide avec la courbe de champ.
Si Ton veut relever les courbes de champ, do potentiel et au collecteur d'un moteur, le meilleur procédé pour établir la charge correspondant à un courant déterminé consiste à accoupler le moteur en question à une génératrice convenable.
93. Épreuve de la machine à différents calages de balais. — La
vitesse angulaire, l'excitation et le courant d'induit étant maintenus constants, si l'on vient à décaler les balais, la f. é. m. induite et, avec elle, la différence de potentiel aux bornes varient, en raison de la modification du champ d'armature.
Cette étude présente un intérêt capital dans les machines en série où l'on recherche un réglage de la f. é. m. par variation du calage des balais, comme dans les machines pour éclairage par arcs. Ainsi on a pu faire varier de 111 à 63,5 volts la différence de potentiel U aux bornes d'une machine en série de 4 kw, le cou-
rant restant constant et égal à 32 ampères. Les positions des balais sont portées en abscisses dans la figure 402 et les tensions aux bornes ou les puissances, en ordonnées. La position normale
Fig. 402.
Relation entre la différence de potentiel aux bornes et la position des balais
pour un courant constant dans l'armature. Norm. Bùrstenslellung == Position normale Bûrstenstellung in Graden =: Positon
des balais. angulaire des balais.
Funken ! =: Étincelles I
des balais se trouve à 85* environ. La position de l'épanouissement polaire et les positions-limites pour lesquelles il est encore possible d'avoir un fonctionnement sans étincelles se voient sur la figure.
94. Mesure de réchauffement. — D'après les « Prescriptions de l'Association des électriciens allemands », réchauffement doit être mesuré en charge normale suivant la nature du service de la machine. Ainsi :
1. Pour un service intermittent (les périodes de travail alternant avec celles de repos, comptées toutes deux en minutes) : après un fonctionnement ininterrompu d'une heure, en charge;
2. Pour un service momentané : après un fonctionnement ininterrompu, en charge, d'une durée indiquée par la plaque de régime de la machine ;
3. Pour un service de durée : après i^ne marche, en charge, de dix heures. Pour les petites machines, qui atteignent en moins de dix heures leur température stationnaire, Téchauff'ement peut se