‹ La machine dynamo à courant continuChapitre 187 sur 261 · MESURE DE L'ÉCHAUFFEMENT · texte numérisé non relu

MESURE DE L'ÉCHAUFFEMENT

mesurer après un temps plus court, en rapport avec les dimensions de la machine.

Les enveloppes, couvercles et garnitures, etc., prévus pour le service ne doivent être ni enlevés, ni ouverts, ni modifiés. La température de Tair doit toujours être prise à la hauteur de Taxe et à un mëtre de distance de la machine. Cette température de Tair ambiant sera mesurée à intervalles de temps réguliers pendant le dernier quart d'heure de l'essai et on adoptera comme température de comparaison la moyenne des valeurs ainsi observées.

On interpose entre le thermomètre et la partie de la machine dont on veut connaître la température un corps aussi bon conducteur que possible de la chaleur, en enveloppant de papier d'étain le réservoir du thermomètre. On pare en outre à la déperdition de chaleur en recouvrant le thermomètre et la partie considérée avec des chiffons de laine secs. La lecture ne doit se faire que quand le thermomètre ne monte plus. A l'exception des bobines inductrices excitées par courant continu, réchauffement de toutes les parties des génératrices et des réceptrices se mesure au thermomètre. On détermine en même temps, autant que possible, les points où la température est le plus élevée et l'on fait intervenir dans la détermination de réchauffement les températures mesurées en ces points.

L'échauffement des bobines inductrices se détermine d'après l'augmentation de leur résistance. A défaut d'autre spécification, on admet 0,004 comme coefficient de température.

Soient /?d»o la résistance des bobines inductrices à la température de 6; C, et i?dei celle mesurée à la température O^*^ C ; on a RdH = ild6o (1 + 0,004 [Oj — Oo])

et réchauffement 6^ dans Tintervalle de temps compris entre les deux mesures sera

Bm = (0, - 60) = 250 . ^''~ ^^'' oc. (120)

La mesure de la résistance Rdk résulte de la mesure de la différence de potentiel aux bornes des bobines inductrices et de celle du courant à elles fourni, ces mesures étant prises à intervalles de temps déterminés.

Dans les conditions normales de construction la température relevée au thermomètre est d'environ 0,6 à 0,7 de celle déduite de l'augmentation de résistance.

Dans bien des essais destinés à servir de base au calcul et à la fixation des dimensions de machines et particulièrement de celles à service intermittent, il est nécessaire de connaître la constante de temps Z, c'est-à-dire le temps après lequel, par exemple, les bobines inductrices s'échauffent de 0,633 ©* C sur la température, 6 signifiant réchauffement maximum au début de l'état stationnaire. Si on a déterminé par l'expérience quelques valeurs concordantes d'échauffement dans un temps de t minutes, on obtient, pour 8 = 0,633 6 dans le temps t considéré, la valeur de la constante de temps Z (Tome I, p. 60J).

Le nombre 0,633 correspond au cas théorique d'un corps parfaitement homogène. En pratique -g- est un peu plus élevé; ainsi, par exemple, la machine essayée, dont il est question au § 101, a donné -^ = 0,677.

95. Détermination du rendement d'après les pertes à vide. — 96. Mesure du rendement par la méthode de récupération. — 97. Emploi du frein pour la détermination du rendement et de la puissance mécanique.

95. Détermination du rendement d'après les pertes à vide. — On admet, dans cette méthode, que l'ensemble des pertes d'une machine peut se partager en pertes à vide et pertes par effet Joule sous le passage du courant. On mesure les perles à vide en déterminant la puissance à fournir à la machine fonctionnant à vide, en réceptrice ou en génératrice, à la môme vitesse et avec la même force électromotrice induite qu'en charge. Les pertes par effet Joule se déterminent par la mesure des résistances et des intensités.

Les pertes qui se produisent dans une machine comprennent :

i. Les frottements aux paliers, aux balais et dans l'air (Pj),

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