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PHÉNOMÈNES PENDULAIRES, GÉNÉRATRICES EN SÉRIE

Le réglage de la vitesse du moteur s'obtient dans ce cas par un rhéostat couplé en parallèle avec les inducteurs.

Le rendement du transport d'énergie en série est ici le produit des rendements respectifs de la génératrice, de la ligne et de la réceptrice.

Si ces rendements sont tj^ pour la génératrice, T^^ pour le moteur et 7^1 pour la ligne, on aura

103. Phénomènes dits pendulaires dans le fonctionnement des génératrices en série. — Dans le fonctionnement d'ensemble de génératrices en série ou compound avec des moteurs en dérivation ou en série, dont Tenroulement inducteur est muni d'un shunt, il arrive que, en certaines circonstances, la vitesse du moteur présente des oscillations périodiques, dites « pendulaires ».

A l'instigation de l'auteur, des études ont été entreprises sur ce sujet à l'Institut électrotechnique de l'École supérieure technique de Karlsruhe par M. S. Ottenstein. Elles ont montré tout d'abord que ce phénomène n'était dû qu'aux propriétés caractéristiques du générateur en série.

Cette étude a été très heureusement faite sur une génératrice en série de 4 kw à 2000 t/min alimentant un moteur excité à intensité constante.

Cette excitation étant réglée à une certaine valeur, on pouvait observer les relations indiquées par la figure 437 a H h entre la vitesse angulaire ou la tension et le temps.

Dans une période de 17 secondes environ la vitesse croissait de 0 à 340 t/min, puis diminuait en passant par 0 avant d'atteindre 340 t/min, pour un sens de rotation inverse du précédent, et retombait de nouveau à zéro.

Dans la même période la différence de potentiel aux bornes a varié entre + 79,0 et — 79 volts, et l'intensité entre + 24 et — 24 ampères.

La fonction w = f (/) (fig. 437 a) indique une augmentation lente et une diminution rapide de la vitesse. Les courbes de tension et d'intensité (fig. 437 b) présentent, au contraire, une élévation rapide jusqu'à une valeur maxima, suivie d'une chute lente qui

concorde sensiblement avec la période d'accéléralion de la courbe cj = f (/). A partir d'un point D qui correspond à peu près au commencement de la décroissance de cette fonction w = f (/), la tension tombe brusquement.

Quand on réduisait la résistance de la ligne, le phénomène

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Fig. 437.

Phénomùnos pendulaires dans le fonctionnement d'une génératrice en série

alimentant un moteur à excitation constante.

pendulaire était plus accentué ; si Ton augmentait l'excitation du moteur, il s'affaiblissait.

La ligure 438 représente la courbe de magnétisme de la génératrice en série expérimentée à une vitesse déterminée et pour les d(îux sens du courant inducteur. La chute de tension due a la réaction d'induit est négligeable.

Si /?t est la résistance totale de l'ensemble du système en série, E^ et E^ les f. é. m. respectivement induites dans la génératrice et dans la réceptrice, le courant circulant dans le circuit doit, à chaque instant, satisfaire, d'une part, k la loi d'Ohm

T Bjf — ^m

et, de l'autre, à la relation entre 1 et A^g donnée par la courbe de magnétisme de la machine.

PHÉNOMKNKS PENDULAfHKS, GKNKRATKIGES EN SÉRIE 60r»

Supposons maintenant que le courant correspondant au point A (le la caractéristique agisse sur l'armature du moteur jusque-là au repos, celui-ci se mettra en mouvement et la f. é. m. E^ qui y sera induite sera proportionnelle à Taccroissement de la vitesse, tandis que le courant diminuera. On peut se rendre compte des variations d'état du système pendant la période de démarrage en

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