‹ La machine dynamo à courant continuChapitre 213 sur 261 · COURBES DU COURANT DE COMMUTATION · texte numérisé non relu

COURBES DU COURANT DE COMMUTATION

déterminé' x = x^ (Tome I, p. 415) est égal à

Dux . d Su-

D'après le relevé de la courbe de potentiel on est, par suite, à même d'obtenir à chaque instant une figuration de l'allure de la commutation.

L'intégration des courbes de potentiel peut s'effectuer soit il l'aide du planimètre, soit beaucoup plus simplement encore par le procédé 5 graphique suivant'.

On partage Ja courbe de potentiel des balais en un certain nombre de segments par desverticales(fig.

439) divisant en un certain nombre de parties égales Taxe des abscisses correspondant à la durée de la commutation ou à l'épaisseur des balais. On projette les points milieux de ces segments sur l'ordonnée relative à Tinstant £ = T.

On mène alors, à partir de 0, des rayons aboutissant à ces projections et l'on a ainsi pour chaque segment la direction de la courbe d'intégration ou courbe du courant de commutation. Si l'on trace ensuite, à partir de 0, un polygone dont les côtés Oa, aô, 6c, cd, etc., limités chacun à deux ordonnées parallèles consécutives, soient respectivement parallèles aux rayons OA, OB, OC, OD, etc..

Fig. 439.

Détermination graphique de la courbe du courant de commutation d'après la courbe de potentiel des balais.

• S. Brauer, Théorie des turbines.

E. Arnold. — La machine dynamo à courant continu, t. II.

on obtient finalement le tracé de la courbe du courant de commutation. La construction sera d'autant plus exacte que le nombre des segments sera plus grand. On peut après facilement réduire les valeurs ainsi trouvées de la courbe intégrale à l'échelle adoptée pour l'intensité. La surface comprise entre le contour 0 P N ^, 0 et l'axe est égale à

ils = / (Ux — en) dt = prop. (t» — t).

L'aire du rectangle QT . OT est égale, d'après la construction, à la surface enveloppée par la courbe de potentiel des balais et l'axe des abscisses ; QT donne donc, à l'échelle des ordonnées, la valeur de l'ordonnée moyenne /?, . /)„ volts.

Avant d'aller plus loin dans l'étude des courbes de potentiel, ii convient tout d'abord de voir dans quelle mesure la courbe du courant de commutation, déterminée d'après la courbe de poten-tiel, concorde avec la courbe du courant de commutation relevée expérimentalement \

Voici comment ont été conduites ces recherches : — L'armature de la machine d'essai comportait une bobine A ouverte en un certain point et ses deux sections aboutissaient à deux bagues S reliées, au moyen de frotteurs, à une très petite résistance non inductive r = 0,002 ohm (fig. 440). Les valeurs instantanées de la chute de tension due à la circulation du courant dans la résis-» tance r pouvaient être relevées, pour une position quelconque de la bobine A pendant un tour, au moyen d'un dispositif à contact tournant qui fermait, une fois par tour, le circuit d'un galvanomètre balistique. La position instantanée du contact se réglait à volonté par le déplacement, suivant un secteur de disque divisé en 720 parties égales, du bras portant les balais de contact bb.

Ce môme dispositif de contact était également employé pour le relevé des courbes de champ. On faisait agir à cet effet sur le cir^

* Les essais rapportés ici et aux paragraphes suivants ont été effectués à TlnsUtut électrotechnique de l'École technique supérieure de Karlsruhe, à rinstigation de TAuteur, par M. K. Gzeija, à Toccaston de sa thèse de Doctorat intitulée a Recherches expérimentales sur la commutation » et qui a servi de base à la théorie de ce phénomène donnée dans le tome I, p. 418.

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